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Mentions légales du site www.cours-tpts.com

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Partie I : Mentions Légales

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4. Déclaration CNIL : le 15/12/2016 sous le numéro 2017916

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Exposition : la science à la poursuite du crime

Du 23 septembre 2021 au 22 janvier 2022, à Montpellier, en partenariat avec les Archives nationales, retrouvez l’exposition : “La science à la poursuite du crime : Alphonse Bertillon, pionnier des experts policiers“. Du 14 septembre au 22 janvier, découvrez par la même occasion « la police scientifique : les brigades du tigre aux experts » évoquant la 14e Brigade Mobile dite «brigades du Tigre», de sa constitution aux grandes affaires qu’elle a couverte !

Une exposition et des animations en lien avec la police scientifique

L’exposition se déroule du mardi au samedi de 10h à 19h, 907, rue du Professeur Blayac, à Montpellier avec des animations le 30 septembre, les 2 et 26 octobre et le 5 novembre 2021. L’entrée est libre et gratuite. Pass sanitaire obligatoire. Animations, jeux, expos, conférences… Toute une programmation autour du crime vous attends à pierresvives. Visites guidées les mercredis à 16h et les samedis à 11h et 16h, inscriptions sur place

Animation avec une journée d’étude le 2 octobre “la police scientifique, de la toise à l’ADN”

Le Jeudi 30 septembre de 18h30 à 20h intervention de François Barrère journaliste police-justice à Midi Libre. En ouvrant les archives de la 14e Brigade Mobile dite «brigades du Tigre» à Montpellier, on plonge dans le monde du crime dans le midi de la France, de la Belle Epoque à la guerre d’Espagne. (Atelier de l’Histoire)

Le Samedi 2 octobre de 9h30 à 17h00, des historiens reviendront sur les origines de ces nouvelles approches et des policiers spécialisés nous plongeront dans leur univers quotidien… En présence de Pierre Piazza, maître de conférences en science politique, université de Cergy-Pontoise, commissaire de l’exposition. (Amphithéâtre)

Le Samedi 2 octobre à 15h30, présence de Michel Moatti avec « Retour à Whitechapel », un ouvrage considéré comme le plus complet sur le plus célèbre cold case de l’histoire, celui de Jack l’Eventreur (en partenariat avec le Festival International du Roman Noir)

Les mardi 26 octobre et vendredi 5 novembre à 14h30, découvrez un parcours sur l’histoire des techniques de la police, animé par Fred Feu, du Centre de l’imaginaire scientifique et technique.

Les mercredis et samedis à 14h, escape Game dans le Hall, qui a bien pu assassiner Madame Duparc ? Le commissaire Filou compte sur vous ! A partir de 8 ans

Exposition : la science à la poursuite du crime

Alphonse Bertillon (1853-1914) tient une place essentielle dans l’histoire des savoirs sur le crime. Établir « qui est qui », photographier et cartographier les scènes de crime, collecter et analyser les moindres traces laissées par les malfaiteurs … Sherlock Holmes ainsi que les nombreux enquêteurs des séries policières et autres polars lui doivent beaucoup. Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, ce fin limier a révolutionné et influencé les pratiques policières à travers le monde entier. Grand acteur de l’histoire de la police scientifique, il innove dans de nombreux domaines : photographie judiciaire, dactyloscopie (identification par les empreintes digitales), fichiers de la population, expertise des traces d’outils lors des cambriolages, graphologie… Des documents d’archives uniques, des reconstitutions de scènes de crime, des conférences avec historiens et techniciens, des ateliers passionnants pour tous : plongez dans l’univers du crime !

Commissaire : Pierre Piazza, maitre de conférences en sciences politiques à l’université de Cergy-Pontoise

Pour en savoir plus : https://pierresvives.herault.fr/645-la-galerie-d-exposition.html 

A voir dans l’exposition

« MENSURER » LES CORPS POUR LES FAIRE PARLER

La France adopte le 27 mai 1885, une loi qui institue la « relégation­» en Guyane et en Nouvelle-Calédonie des délinquants récidivistes. L’application de ce texte implique une identifi cation précise de ces individus, propice à l’essor de l’anthropométrie judiciaire que Bertillon applique à la préfecture de police de Paris à partir du début des années 1880. Désormais, tout individu arrêté par la police est précisément « mensuré­», avec de nouveaux instruments (toises, compas d’épaisseur, pieds à coulisse, etc.).

LA PREUVE PAR L’IMAGE

Au début des années 1870, le service photographique de la préfecture de police de Paris commence à confectionner des clichés de personnes déférées au Dépôt et de « criminels de marque­». Avec Bertillon, la photographie devient véritablement «­judiciaire­». En 1888, il fait aménager un atelier spacieux et fonctionnel. Désormais, le portrait sera pris de face et de profi l, dans des conditions de pose et d’éclairage identiques, sans retouche, d’une grande qualité et d’un format normalisé.

LE « PORTRAIT PARLÉ »

Bertillon distingue les individus comme un botaniste classe les plantes, suivant leurs caractéristiques physiques. Chaque élément de leur visage est observé, décomposé, ordonné et décrit à l’aide d’un langage complexe. On ne se contente plus par exemple de termes évasifs pour qualifi er un nez. Ce sont dorénavant toutes les «­régions­» le constituant qui sont caractérisées. Les informations morphologiques mais aussi chromatiques(sur les cheveux, l’iris, etc.) permettent une identifi cation plus rigoureuse des malfaiteurs et la reconnaissance policière d’individus recherchés.

L’AFFAIRE DREYFUS

En janvier 1895, le préfet de police Louis Lépine dote le service parisien de l’Identité judiciaire d’un « Laboratoire d’Identification graphique­». Bertillon publie un ouvrage intitulé La comparaison des écritures et l’identification graphique dans lequel il insiste notamment sur le rôle déterminant de l’agrandissement photographique. En octobre 1894, les autorités lui confient en effet l’analyse des fragments d’une correspondance censée prouver les faits d’espionnage dont est accusé le capitaine Alfred Dreyfus (l’envoi de documentssecrets à l’Empire allemand). Bertillon développe la thèse complexe de «­l’autoforgerie­» afin de prouver la falsification de son écriture par Dreyfus lui-même. Les membres du premier conseil de Guerre adoptent ses conclusions : Dreyfus a contrefait son écriture. Celui-ci est déporté sur l’île du Diable en Guyane. Dès lors, les Dreyfusards et une large partie de la presse accuseront Bertillon d’antisémitisme et de soutenir un mensonge d’État.

TRACES, INDICES ET SCÈNES DE ­CRIME

Bertillon est le principal expert policier à exploiter les traces digitales mais aussi palmaires, plantaires, d’outils, etc… L’essor de ces pratiques doit beaucoup au succès de Bertillon dans l’affaire Scheffer, en octobre 1902. Il est le premier au monde à identifier un meurtrier, non présent sur les lieux du crime, à partir de ses traces digitales retrouvées sur place.
En 1907, il met au point un « appareil plongeur­» qui, reposant sur un trépied de plus de deux mètres de hauteur, photographie verticalement les victimes sans les déplacer. Bertillon invente aussi la « photographie métrique­» qui documente précisément les lieux de meutres : position du cadavre, traces, disposition du mobilier, accès …

POPULATION SOUS SURVEILLANCE

Dès la fin du XIXe siècle puis, au début des années 1910, Bertillon joue un rôle important dans la lutte contre les anarchistes, d’abord contre Ravachol, puis contre les « anarchistes en auto­» de la bande à Bonnot. Ses méthodes d’identifi cation servent encore à contrôler d’autres catégories de personnes : dans les colonies, les populations «­indigènes­» et sur le sol national, les «­nomades­» à qui l’on impose le port obligatoire d’un carnet anthropométrique d’identité.

UN MODÈLE POUR LES POLICES DU ­MONDE ENTIER

Le Bertillonnage suscite un grand intérêt à l’étranger où le service parisien de l’Identité judiciaire s’impose comme un modèle incontestable d’effi cacité. A travers ses publications, mais aussi à l’occasion des expositions universelles – à Paris en 1889 et 1900, à Chicago en 1893 – où Bertillon subjugue les visiteurs. Celui-ci prépare l’avènement de la coopération policière transfrontalière, notamment à partir de 1923 avec la Commission internationale de police criminelle (ancêtre d’Interpol).

Nombre de postes proposés au concours de technicien de police scientifique

Par arrêté du ministre de l’intérieur en date du 22 juillet 2021, est autorisée au titre de l’année 2022 l’ouverture de concours externe et interne pour le recrutement de techniciens de police technique et scientifique de la police nationale. Le concours se déroulera à partir de début octobre 2021, les inscriptions se font dès le mois d’aout.

Technicien de PTS : un recrutement par zone

Les recrutements de techniciens de police technique et scientifique seront organisés par les secrétariats généraux pour l’administration du ministère de l’intérieur (SGAMI) et les secrétariats généraux pour l’administration de la police (SGAP).

Le nombre de postes offerts aux concours est fixé à 94, soit 55 postes au titre du concours externe et 39 postes au titre du concours interne.

Les places offertes au recrutement sont réparties comme suit :

 

SGAMI/SGAP Concours externe Concours interne
Nord 9 7
Sud-est 3 2
Sud 5 4
Est 2 1
Ouest 6 4
Zone de défense et de sécurité de Paris 30 21
TOTAL 55 39

 

Pas de poste dans le Sud-Ouest. Pour chaque recrutement, la date de clôture des inscriptions, la date de transmission du certificat médical, la date des épreuves et la composition du jury feront l’objet d’arrêtés ultérieurs pris par les autorités responsables de l’organisation de ces recrutements.

Le programme complet du concours a été publié depuis le mois de juin 2020.

Dates du concours de technicien de la police scientifique

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Il n’y a plus et il n’y aura plus de concours d’ASPTS (Agent Spécialisé de Police Technique et Scientifique). Ce grade a vocation à disparaître et dorénavant les recrutements se feront dans les grades de technicien (niveau bac), technicien principal (niveau bac +2) et ingénieur (niveau bac +5).

Une mesure exceptionnelle avait fermé le recrutement dans le grade de technicien pendant 5 ans. Aujourd’hui, le concours de technicien de police scientifique est de nouveau ouvert. Il se déroulera en 2021 pour une affectation début 2022.

Dates du concours de technicien de police technique et scientifique

Inscriptions : entre le 02/08/2021 et le 10/09/2021 (18h pour une inscription en ligne ou par courrier, cachet de la poste faisant foi). Les inscriptions peuvent se faire en ligne sur le site devenirpolicier.fr ou par courrier, en téléchargeant le dossier d’inscription.

Épreuves écrites : les 12 et 13 octobre 2021.

Oral : pas de date publiée actuellement. Les oraux devraient se tenir dans la première quinzaine de décembre 2021.

Les dates sont les mêmes pour les concours externe et interne. Comme précisé par le service du recrutement, les dates indiquées ont un caractère prévisionnel et sont susceptibles d’être modifiées.

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Où se déroule le concours ?

Le concours de technicien est déconcentré, c’est à dire il est organisé par les zones de défense de manière indépendante. Il y aura donc un concours dans chaque zone de défense (IDF, Ouest, Sud, Sud Est, Est, Nord, Sud-Ouest). L’écrit du concours étant à la même date, les candidats ne peuvent pas se présenter dans plusieurs régions et devront faire un choix lors de leur inscription.

Les candidats choisissent une zone de défense pour passer le concours qui se déroule dans une voire deux grandes villes de la zone de défense concernée. Par exemple, pour la zone Sud, les candidats passeront l’écrit dans la ville de Toulouse ou dans la ville de Marseille.

Conditions d’accès

  • avoir 18 ans au moins ;
  • être de nationalité française ;
  • être en règle avec la journée défense et citoyenneté ;
  • avoir un casier judiciaire vierge ;
  • être titulaire d’un BAC (ou équivalent);
  • être titulaire du permis B.

Le concours interne est ouvert aux fonctionnaires ou agents publics de l’État, des collectivités territoriales et des établissements publics en relevant, ainsi qu’aux agents en fonction dans une organisation intergouvernementale, ayant accompli au moins 4 ans de services publics effectifs au 1er janvier de l’année du concours.

Programme du concours

Le 26 juin 2020 a été publié un arrêté fixant les règles d’organisation générale, la nature et le programme des épreuves des concours d’accès au corps des techniciens de police technique et scientifique de la police nationale.

Le concours de technicien de catégorie B1 (accessible avec un diplôme de niveau bac) ne doit pas être confondu avec le concours de technicien principal de niveau III (accessible avec un diplôme de niveau bac +2). Ce concours est généraliste et vient en quelque sorte remplacer le concours d’ASPTS. Le concours est déconcerté, c’est à dire organisé par les SGAMI dans chaque zone ou région.

Préparation du concours

Afin de maximiser les chances de réussite des candidats inscrits à notre préparation en 2021 et d’offrir le meilleur service possible, nous avons fait le choix de limiter le nombre d’inscrits. Notre préparation pour le concours 2021 est donc complète depuis plusieurs mois.

En revanche, si vous souhaitez réserver votre place ou être informé de la réouverture des inscriptions, n’hésitez pas à remplir le formulaire sur notre page de préparation au concours de technicien de police scientifique.

L’incendie du bazar de la charité

Le 04 mai 1897 un incendie aussi violent que rapide va dévaster le bâtiment en bois abritant la 13ème édition du “Bazar de la charité” – évènement de vente et de dons dont les bénéfices vont au plus démunis. Plus d’une centaine de victimes piégées à l’intérieur de la structure vont périr faute d’échappatoire.

Cette catastrophe va marquer profondément la société car parmi les victimes, figurent de nombreuses femmes de la haute société et de la noblesse dont la Duchesse d’Alençon, Sophie-Charlotte de Bavière, sœur de Sissi impératrice.

Une série télévisée s’est inspirée récemment  de cet événement dramatique qui marqua le tout Paris par la violence des faits et l’identité des victimes.

Prémices de l’identification des victimes de catastrophe et de l’identification odontologique

Sur initiative du consul du Paraguay, les corps les plus abîmés par le feu, seront identifiés par leur schéma dentaire. Cela va permettre de reconnaître formellement plus de 30 personnes.

Ce sera le coup d’envoi en France, d’une technique primordiale et devenue indispensable dans les  protocoles scientifiques actuels: l’odontologie medico-judiciaire

Retrouvez notre dossier spécial en 3 parties : avant le drame, le drame, après le drame. 


L’évènement du bazar de la charité 

Le 04 mai 1897, au 23 rue Goujon dans le 08ème arrondissement de Paris, le temps est agréable et propice à la flânerie. La foule continue à se presser dans un grand bâtiment en bois, érigé pour abriter le bazar de la charité. C’est la troisième journée de vente et de dons pour cette institution incontournable dans le paysage parisien de l’époque, l’ancêtre de la sécurité sociale.

Un événement bien rodé qui se déroule depuis treize ans déjà. Une œuvre de bienfaisance qui réunit des centaines d’œuvres de charité au profit des plus nécessiteux, le tout sous la présidence du baron Mackau et de M. Henri Blount le fondateur.

Pour abriter cette édition le choix des organisateurs se porte cette année de 1893, sur une construction temporaire toute en bois dont l’aménagement intérieur est la reconstitution d’une rue du Moyen-âge (décor emprunté à un théâtre), pour surprendre les visiteurs et ravir les participants. Les stands sont installés dans les échoppes disposées en comptoirs tenus par des dames patronnesses toutes dévouées à vendre des dons reçus, procurant ainsi des fonds importants pour plusieurs établissements charitables.  

En entrant, on ne peut que s’extasier sur cette illusion à grand renfort de fioritures, de décorations en tout genre, des guirlandes ici, des décors peints là. Il y a même des enseignes aux noms surprenants accrochées devant les échoppes. En levant les yeux au plafond, on découvre qu’ un vélum de toile goudronnée a été tendu afin de le recouvrir, histoire d’harmoniser l’ensemble.

Il faut traverser le bâtiment principal pour rejoindre l’endroit où a été installée la toute nouvelle attraction qui n’a alors que deux ans d’existence : le cinématographe. 

Dans cette petite salle de projection (9 mètres de long pour 4 mètres de large) accolée au bazar, il est diffusé les toutes premières bandes animées. Que d’émotions à vivre pour seulement 50 centimes. 

Projecteur avec lampe oxyéthérique (vue intégrée)

Grâce au système de la lampe Molteni, ces projections sont possibles en l’absence d’électricité comme l’indique le technicien Bellac à l’époque: « Ma besogne consistait à faire jouer le mécanisme de l’appareil et à régler en même temps la lumière des projections. Cette lumière est faite dans une lampe oxyéthérique : un baton de chaux est porté par une tige à l’avant de la lampe ; sur lui on dirige la flamme de l’éther en ayant soin d’insuffler, à travers la dite flamme, de l’oxygène avec une haute pression. Le bâton de chaux étant chauffé à blanc, cela produit une lumière blanche presque aussi intense, presque aussi jolie que l’électricité »

Les séances s’enchaînent avec beaucoup d’enthousiasme pour cette nouvelle technique. Des bandeaux en celluloïds passés rapidement donnent l’illusion d’être animées provoquant émerveillement, stupeur et parfois même de grandes peurs dans le public. Le film « la mi-carême » se termine quand il fallut remplir à nouveau la lampe pour continuer ses projections. Mais le manque de visibilité, l’incompréhension entre les deux techniciens va tourner au drame.

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2- Déroulement de l’incendie du bazar de la charité

Une explosion, des étincelles, puis des flammes dévorent littéralement le local de projection pour se répandre à une vitesse incroyable au reste du bâtiment. Tout s’enflamme quasi instantanément. C’est un véritable brasier qui englouti les murs, les décorations et ce fameux velum au plafond se consumant en une pluie de flammèches brûlante retombant sur les victimes.

Des centaines de victimes piégées par l’incendie

Chacun cherche une sortie mais bien vite la porte tambour principale devient impraticable car trois marches menant au hall sont fatidiques à de nombreuses personnes. 

On trébuche, on tombe mais impossible de se relever que déjà d’autres personnes piétinent, s’écroulent à leur tour bloquant définitivement cette sortie. Il y aura quelques autres issues mais comment les retrouver dans cette panique et au milieu du brasier ? Ce sont de véritables rideaux de feu qui scinde le bazar en deux, condamnant irrémédiablement, de nombreuses personnes situées du mauvais côté.

Illustration de l’incendie du Bazar de la charité

Des témoins, serviteurs, voir des anonymes vont défier cet enfer pour en extraire des victimes sauvant ainsi de nombreuses vies. Ce sera le cas par exemple de Mme Roche Sautier, propriétaire de l’Hôtel du Palais, situé à l’arrière du bazar. 

En faisant dessouder les barreaux d’une fenêtre, ce sont des centaines de personnes qui seront extraites de la fournaise, par ses employés.

Il suffira de cinq petites minutes pour que les cris déchirants cessent et seulement de vingt minutes pour voir le bâtiment réduit à l’état de cendres.

Archives de la préfecture de police de Paris (cote YA20) consultées le 19 mai 2021 © www.police-scientifique.com tous droits réservés

Sur le site, la nuit est tombée. Ce n’est que silence et incompréhension. La rue est barrée et les pompiers sont encore là à œuvrer précautionneusement au milieu des cendres sous quelques falots de lumière.

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3- L’identification des victimes de la catastrophe du bazar de la charité

Illustration tirée du Supplément littéraire illustré du Petit Parisien du 16 mai 1897.

De nombreux blessés sont ramenés chez eux ou transférés vers les hôpitaux. Malgré les soins prodigués pour certains, les brûlures sont malheureusement trop profondes, pour d’autres c’est juste quelques contusions.

Quant aux victimes décédées, elles sont sorties des décombres  et transportées au palais de l’industrie, bâtiment en cours de démolition ayant servi dans le cadre de l’exposition universelle.

Archives de la prefecture de police de Paris (BA1313) – Télégramme du Commissaire Prélat au Préfet de police du 12 juin 1897 – www.police-scientifique.com tous droits réservés

Anciennement situé aux bas des Champs-Elysées, cette structure en bois dépourvue d’électricité devient le point de convergence de bien des familles éplorées à la recherche de leurs proches disparus.

Illustration tirée du Supplément littéraire illustré du Petit Parisien du 16 mai 1897.

A l’intérieur, le préfet de Police et le ministre de l’Intérieur placent plusieurs policiers chargés d’ accueillir les proches des victimes pour les aider à identifier des objets personnels et les corps exposés avec leurs biens.

L’identification systématique des victimes de l’incendie

C’est sur des petites fiches cartonnées que sont inscrits minutieusement à la plume,  les détails des corrélations identitaires. On ne peut là que reconnaître les prémices de l’identification des victimes de catastrophe qui sera mis en place dans les années 1990 (voir notre dossier les spécialités)

Une bague, un mouchoir, une chaussure sont autant d’éléments permettant de reconnaître l’être cher disparu la veille. De nombreux maris viennent avec leurs servantes qui elles connaissent bien mieux les effets de leurs maîtresses. 

Mais les corps sont tellement abîmés par l’effet de la chaleur que parfois seul un élastique de bas ou un coton entourant un doigt de pied blessé, permettent d’indiquer que c’est bien la personne recherchée.

Terrible déambulation pour ces familles meurtries que d’avoir à examiner de prêt ces 125 corps carbonisés, tordus et informes, exposés sur des planches. Dépourvu d’électricité, le bâtiment est éclairé par des torches et un brasero. L’air y est étouffant entre la fumée dégagée, les odeurs de pétrole et de chair brûlée.

Des gardiens de la Paix sont même présents pour éviter le vol d’objets de valeur par des pickpockets infiltrés.

Dès qu’un corps est formellement reconnu par les proches, un greffier fait signer une déclaration et note l’identité de la victime identifiée. Un permis d’emporter le corps est alors délivré. Les employés des pompes funèbres préparent le corps ensuite pour qu’il puisse être rendu aux familles.

Mais bien vite les méthodes traditionnelles d’identification se heurtent à une difficulté. Comment redonner une identité à un corps carbonisé et dépourvu du moindre objet personnel sur lui ?

C’est là que va être proposé le recours à une nouvelle méthodologie, jamais appliquée jusqu’à alors en France dans ce cadre-là: la reconnaissance par le schéma et les soins dentaires reçus par ces victimes haut placées.

Pour la Duchesse d’Alençon, est appelé son praticien le Docteur DAVENPORT. Arrivé sur place, il se retrouve face à une quarantaine de corps quasi carbonisés. Il va devoir examiner chaque bouche de chaque personne malgré l’environnement compliqué entre les odeurs, l’état des corps et cet éclairage déplorable.  

Chaque travail effectué sur les dents en ante-mortem, est important : l’obturation au ciment d’une dent, son absence, sa perte ou une dent sur pivot, voir une prothèse en or peuvent être déterminantes. 

L’intérêt du Docteur DAVENPORT va se focaliser sur un des derniers corps exposé dont il ne reste que le tronc et la tête. Ayant eu auparavant en consultation la Duchesse d’Alençon près de 17 fois en deux ans, ce professionnel dentaire a pu établir des fiches recensant les particularités les plus importantes de la bouche et des organes dentaires. 

C’est ainsi qu’il va pouvoir reconnaître sans l’ombre d’un doute, son travail dans la bouche de cette malheureuse. Ses conclusions sont consignées dans un procès verbal et c’est sur une déclaration sous serment auprès du magistrat instructeur, qu’est délivré le permis d’inhumer. 

C’est ainsi que la Duchesse d’Alençon, et plusieurs autres compagnes d’infortune seront formellement identifiée par leurs praticiens respectifs. 

Les jours suivants ce drame, verront le tout Paris en deuil. Des convois funéraires sillonneront la capitale et une messe solennelle sera donnée à Notre-dame de Paris avec la présence de Félix Faure, le Président de la République.

Suivra un procès retentissant pour connaître la responsabilité et le rôle de chacun.

Une polémique sur le peu d’hommes disparus dans la catastrophe laissera penser que ceux-ci se sont enfuis et parfois par la violence envers des femmes et des enfants pour s’extraire de la fournaise. La presse des faits divers, relaiera cet épisode à grand renfort de tirage.

Au total sur plus d’un millier de personnes présentes, c’est 125 morts et 250 blessés qui seront dénombrés. Pourtant, quelques restes humains ne seront pas identifiés.

Ceux-ci seront déposés au cimetière du Père Lachaise dans un monument, érigé par la ville de Paris, portant la mention « aux victimes non reconnues de l’incendie du bazar de la charité ».

© Un dossier de Norbert Fleury pour le site www.police-scientifique.com tous droits réservés

Tombe bazar – © www.police-scientifique.com, tous droits réservés
Focus sur l'association du « Mémorial du bazar de la charité»
L’ association « Mémorial du bazar de la charité », est située à l’emplacement même du Bazar, où elle a fait édifier un édifice religieux « notre Dame de consolation » dès les années 1900. Constituée de descendants de victimes, cette association présidée par Madame Nelly du Cray, a pour but d’entretenir les bâtiments qui lui appartienne et de perpétuer la mémoire des victimes par diverses actions comme des visites conférences. Pour Madame du Cray, cet investissement est un véritable devoir de mémoire étant l’arrière arrière petite fille de la comtesse Haward de la Blotterie qui décédera dans cette tragédie. Ce drame l’a fortement marqué étant proche de sa grand-mère qui a vécu le drame en perdant son aïeule. Agir pour la transmission de cette histoire était donc, une évidence. L’association perpétue la mémoire de cet événement, de ses victimes, et notamment en répertoriant les descendants. Il y en aurait 30 000 sur les 125 victimes de l’incendie de 1897 ! Un travail long et fastidieux pour les localiser, les informer et les sensibiliser. Encore tout récemment une descendante à découvert que son ancêtre était décédé au bazar et cela a changé l’histoire de sa famille. Ce travail permet aussi de ne pas oublier les victimes qui elles, n’ont pas eu de descendance. De même pour les personnes les plus modestes, les nécessiteux aussi qui étaient venus chercher de l’aide et ont péri. Pour ceux-là l’association s’informe de la localisation de leurs tombes pour éviter la reprise des sépultures et l’oubli complet que cela engendrerait. Pour aller plus loin: le site : www.bazardelacharite.fr

Nouveau livre : la balistique lésionnelle de Vincent Laforge

En balistique lésionnelle la certitude est suspecte

C’est avec cette affirmation et beaucoup d’humilité que ce livre s’attaque à dénaturer quelques mythes ou légendes urbaines concernant la balistique lésionnelle.

Un gangster projeté à travers une vitre après avoir été touché par un tir d’arme très puissante ? Impossible ! Une balle stérilisée par la chaleur dégagée ? Faux ! Des dégâts causés par une onde de choc du projectile ? L’inverse a été démontré…

La balistique lésionnelle

L’action d’un projectile est simple (en théorie) : il crée un trou entouré d’un hématome. L’alliance du poignard et du gourdin. C’est tout ! Pour autant, difficile de prévoir les effets sur l’organisme d’une munition donnée, d’où l’intérêt de ce livre.

Avant de rentrer dans le vif du sujet on découvre d’abord quelques définitions ou notions de base de balistique : arme de poing ou d’épaule, munitions et calibres, balistique intermédiaire ou terminale, etc. Mais ce livre s’attaque surtout aux profils lésionnels et à la présentation des différents comportements de projectiles dans de la gélatine, pour l’expérimentation, ou dans des tissus humains pour les retours d’expérience.

Et justement, rien ne vaut ce retour d’expérience puisqu’un bloc de gélatine ne contient pas de structure résistante comme un os, l’épaisseur des tissus humains varie, un muscle ou un tissu hépatique n’est pas impacté de la même manière. La présentation de quelques cas, nous permet d’observer le basculement des projectiles dans le corps humain, ou parfois même leur fragmentation. De quoi rester humble quand à l’interprétation trop rapide d’une trajectoire de tir avec l’observation de simples orifices cutanés.

Présentation et interview de Vincent Laforge

Vincent Laforge est Docteur en médecine, docteur en histoire et titulaire des diplômes universitaires en balistique et en criminalistique.

Celui-ci a déjà écrit un ouvrage sur l’histoire de la balistique lésionnelle et de nombreux articles dans la presse spécialisée. 35 ans d’expérience en médecine pré-hospitalière tant à Marseille qu’en région parisienne et une activité de recherche au sein des laboratoires ADES (Anthropologie bio-culturelle, droit, éthique et santé) et SHERPA ( Croyance, histoire, espace, régulation politique et administration) lui ont permis d’avoir un regard aussi pratique que théorique sur les traumatismes par armes à feu.

Comment vous est venu cet intérêt (cette passion ?) pour les armes et la balistique lésionnelle ?

Jeune étudiant hospitalier, j’ai été confronté, au SMUR de Gonesse dans le Val-d’Oise, à plusieurs blessés lors de braquages ou de suicides. En regardant les radiographies, j’ai été surpris par le comportement des balles (fragmentation, bascule). J’ai eu la chance de pouvoir travailler avec les meilleurs spécialistes de l’époque, Fackler, Breteau et Jourdan et de faire mon service militaire chez les marins-pompiers de Marseille, ville où le recrutement balistique est suffisant. Passionné par l’Histoire, j’ai fait la connaissance du professeur Jauffret qui m’a poussé à écrire une thèse sur les blessures balistiques au cours des siècles, thèse qui a été publié sous le titre La Chair et le Plomb.

Je ne pense pas être un passionné d’armes, même si j’ai quelques notions dans le domaine. Mon objet d’étude, c’est l’interaction entre un projectile et la cible particulière que constitue le corps humain.

Une question que se posent régulièrement enquêteurs et magistrats est « quelle est la distance de tir » ? Dans quelle mesure peut-on déterminer cette distance et y a-t-il des études, même anglophones sur le sujet ?

On peut estimer la distance de tir à faible distance en analysant les projections de résidus de tir sur la peau et sur les vêtements à condition de connaître l’arme et le type de munition. Il est beaucoup plus difficile, voire hasardeux, de l’évaluer au-delà d’une distance supérieure. Il existe de multiples études sur le sujet. On peut consulter avec profit le livre de Vincent J.-M. DiMaio, Blessures par armes à feu, ou les nombreuses revues forensiques.

Le trajet d’un élément balistique à l’intérieur du corps humain est soumis à un grand nombre de variables (couple arme/munition), parties du corps traversées, angle de tir par exemple. Lors d’une autopsie peut-on systématiquement déterminer l’angle de tir ? L’orifice d’entrée et de sortie ?

L’autopsie s’inscrit dans un processus d’enquête et il important d’avoir un minimum de données quant à la position du corps lors des tirs, la distance éventuelle et le type d’arme utilisée. En règle générale, mais il existe des exceptions notables, un projectile traverse le corps de manière rectiligne sauf s’il est dévié par des structures osseuses. L’examen nécropsique et le scanner qui doit être réalisé systématiquement avant l’autopsie peuvent permettre d’estimer une direction de tir. Les conclusions de ces examens doivent être prudentes en ce qui concerne le sens et la direction des tirs. En revanche, il est assez facile de différencier un orifice d’entrée d’un orifice de sortie, mais là aussi il existe des pièges et l’interprétation se doit d’être mesurée.

Ce livre d’un format atypique (15*21) relié PAR une spirale et dont les pages sont plastifiées conviendra particulièrement aux professionnels du secteur : policiers, magistrats, avocats ou même médecins.

A découvrir donc !

Vincent Laforge aussi auteur de la chair et le plomb publié le 15 novembre 2019 aux éditions harmattan.

 

Archéologue dans un contexte judiciaire : Patrice Georges

Spécialiste des pratiques funéraires à l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) et commandant réserviste de la Gendarmerie, l’archéo-anthropologue Patrice Georges nous dévoile les coulisses de son métier.

Fils d’un inspecteur de la police Judiciaire, Patrice Georges a d’abord étudié l’histoire puis s’est très vite spécialisé dans la paléoanthropologie funéraire, dans les méthodes scientifiques et techniques en archéologie et l’anthropologie biologique. Dès 1997, son mémoire évoque la modification de surface osseuse d’origine anthropique (traces que l’on peut observer sur les ossements humains). En 2009, il valide un Diplôme Universitaire de Criminalistique à Paris 5. Il soutient une thèse en 2020.

Comment en êtesvous arrivé à travailler pour la Gendarmerie ?

C’est justement à l’occasion de ce dernier diplôme Universitaire de Criminalistique, que j’ai été recruté. A l’époque, pas mal d’acteurs du monde judiciaire participaient à cette formation, avocats, magistrats, gendarmes mais j’étais le seul archéologue et beaucoup se posaient la question de la raison de ma présence. Vers la fin de la formation, un gendarme qui faisait un cours sur la balistique le lendemain est venu me voir en me proposant de présenter mon activité en environ une demi-heure. J’ai donc présenté ma spécialité aux autres intervenants dont plusieurs gendarmes de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). L’importance des fouilles dans le domaine judiciaire et le besoin de nouvelles connaissances de la Gendarmerie à l’époque, m’ont valu d’être recruté en tant que réserviste.

Quels moyens matériels et humains sont utilisés dans le cadre d’une recherche de corps enfouis ?

Dans ce cadre, l’intervention de différents spécialistes avec une méthodologie et des moyens matériels adaptés, dans un ordre prédéfini, est primordiale pour favoriser les chances de réussite.

Aussi, des contraintes opérationnelles peuvent apparaître avec le milieu (urbain, boisé, montagneux). Toutefois, plusieurs techniques non destructives peuvent être utilisées de façon concomitante ou à la suite des unes des autres. Les principales sont les suivantes :

  • le passage de chiens (de recherche de restes humains) d’une équipe cynophile cynophile de la gendarmerie situé à Gramat (Lot),
  • l’utilisation d’un géoradar qui est connu dans le monde des travaux publics comme étant un matériel de détection de réseaux enterrés. L’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale dispose d’un tel outil au département Signal-Image-Parole (SIP)
  • le décapage à l’aide d’une pelle mécanique sous l’œil exercé d’un archéologue permet de mettre en évidence les traces de nature anthropique c’est à dire une modulation antérieure du terrain par une action humaine.
Recherches archéologiques au Nigéria. Cl. B. Poissonnier, Inrap.
Recherches archéologiques au Nigéria. Cl. B. Poissonnier, Inrap.

Des unités militaires, spécialisées dans la fouille opérationnelle, ont récemment apporté leur concours en raison de leur expertise dans la détection des objets métalliques (présents sur ou dans le corps).

Il existe donc de nombreuses méthodes de recherche de cadavres enfouis et il convient de n’en négliger aucune. Chaque technique a ses limites mais celle qui permettra à coup sûr de « fermer une porte », en étant certain de l’absence de creusement est celle du décapage.

Ce qui n’empêche pas de développer d’autres techniques actuellement pour mettre le plus de chances du côté des services d’investigation.

Intervenez régulièrement sur des découvertes de corps ? Quelles affaires vous ont marqué ?

A chaque fois que je le peux et qu’on me le demande ! Je suis intervenu dans des dossiers sensibles couverts par le secret de l’instruction (des affaires médiatiques qui reviennent régulièrement aux premières places de l’actualité)

Je suis aussi intervenu sur l’affaire Amandine Estrabaud, une jeune femme de 30 ans disparue le 18 juin 2013 dans le Tarn. Pendant des semaines, des dizaines d’hectares ont été ratissés. Dans cette affaire, la victime n’a jamais été retrouvée et le principal suspect, Guerric Jehanno, a été condamné pour l’enlèvement, le viol et le meurtre d’Amandine en octobre 2020. A l’issue de ce procès, les avocats ont annoncé leur intention de faire appel.

Il faut d’ailleurs préciser que les recherches de corps restent souvent infructueuses ! Certaines recherches interviennent de nombreuses années après l’enfouissement et dans ce contexte, il est possible que l’assassin lui-même ne se souvienne pas de l’endroit exact avec précision.

Y a t’il d’autres cas ou dossiers qui peuvent nécessiter la présence d’archéologues sur le terrain ?

Du moment que les services de police ou de Gendarmerie suspectent la présence d’un enfouissement (enfouissement de cadavre, cache d’arme, cache de drogue), ils peuvent faire appel à nos services. Le recours a un archéologue expérimenté et l’emploi d’outils tels que la pelle mécanique sont les moyens les plus sûrs pour mettre à jour les fosses de creusement.

Pouvez-vous nous donner un exemple dans lequel vous êtes intervenu ?

J’ai été réquisitionné par exemple dans le casse de la banque de Bessières. Dans cette affaire, des malfaiteurs avaient réussi à s’introduire dans la salle des coffres du Crédit Agricole en creusant un tunnel et en utilisant le réseau d’assainissement. Il y avait eu des travaux à cette époque près du tunnel et l’on suspectait un accès possible depuis la zone de travaux. Je devais donc infirmer ou confirmer cette hypothèse [qui aurait eu pour conséquence de désigner de nouveaux suspects].

Le 'gang des égoutiers'

Le mode opératoire rappelle celui utilisé par l’équipe d’Albert Spaggiari en 1976, qui avait emporté un butin évalué à 50 millions de francs lors du « casse du siècle » perpétré à la Société générale, à Nice.

Le 16 mars 2014, un commando dérobe 2,5 millions d’euros dans la salle des coffres du Crédit agricole de Bessières, près de Toulouse, en creusant un tunnel de 30 mètres de long, en passant par les égouts de la ville. A l’époque, ils utilisent même un wagonnet pour transporter le butin. Les auteurs seront rapidement identifiés et interpellés. Après deux semaines de procès, les cinq leaders du commando sont condamnés à des peines allant de 5 à 10 ans de prison. Présenté comme le cerveau du casse, Pascal Teso, âgé de 48 ans et professionnel du BTP, avait expliqué lors du procès avoir monté ce casse car on lui avait refusé …. un prêt bancaire !

Il y a les cas d’enfouissement criminels, mais il y a aussi les cas de découverte d’ossements dans le sol ou des archéo-anthropologues sont appelés en renfort. Il faut dans ce cas déterminer le type d’ossement (déterminer s’il s’agit d’ossements humains ou animaux) et les dater afin de s’assurer qu’ils n’ont pas une origine suspecte.

Peut-on dater les cadavres lorsque ceux-ci sont à l’état d’ossement ? Comment s’effectue le prélèvement, l’analyse ? A partir de la découverte d’ossements, peut-on déterminer l’âge et le sexe de l’individu ?

Il est possible d’utiliser la datation au carbone 14 pour déterminer l’âge de certains ossements et de prendre en compte le paramètre des essais nucléaires des années 1950 à 1960. La méthode n’est pas précise et ne permet pas de dater des ossements dans un contexte judiciaire. On peut uniquement déterminer si les ossements viennent d’un individu ayant vécu avant ou après 1950 mais pas plus. Cela permet d’ écarter facilement les os d’origine archéologique. A ce titre, l’ensemble des découvertes archéologiques du territoire est cartographié et peut aider à déterminer que la découverte n’est pas criminelle.

Sur les lieux de découverte, la collecte des ossements est toujours un moment délicat tant que l’origine archéologique n’est pas avérée. Dans un cadre criminel, dans le cas d’une autopsie d’un squelette, on lave les os pour enlever tout reste de matière organique et donner à l’anthropologue la possibilité d’en observer toute la surface. En outre, le fait de les passer au scanner, comme c’est systématiquement fait là l’Ircgn, permet d’y déceler éventuellement des corps étranger. L’anthropologue, après en avoir fait l’inventaire, procède à l’identification individuelle du sujet (sexe, âge, particularités).

Pour déterminer le sexe de la personne décédée à partir du squelette, il existe une méthode qui a été publiée dans une revue d’anthropologie qui permet de donner une certitude à 95%. Cela dépend de l’état des ossements du bassin présents et du nombre de mesures. La technique consiste principalement à mesurer l’os coxal, en général plus large pour les femmes. Pour l’âge des enfants, on peut le déterminer avec une certaine précision mais dès que l’on passe sur de jeunes adultes et adultes, c’est plus compliqué. On donne de toute façon toujours les résultats avec des marges d’incertitudes.

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Nouveau groupe “concours de la police scientifique”

Vous êtes intéressés par le(s) concours de la police scientifique ?

N’hésitez pas à rejoindre le groupe Facebook indépendant “Technicien de Police Scientifique“. Celui-ci a pour but de vous aider à répondre à vos interrogations en lien avec le concours de Technicien de Police Scientifique et au sens plus large, sur la Police Scientifique.

N’hésitez pas à le rejoindre celui ci et à profiter de l’entraide de tous ceux souhaitant intégrer la police scientifique !

Cela vous permettra d’en savoir plus sur le contenu du concours, les dates des concours, les règles de fonctionnement du concours ou encore les conditions et la réalité du métier.

 

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