Home Blog Page 2

Concours et recrutement de technicien de police technique et scientifique 2022/2023

0

Après la publication de l’arrêté pour le concours de technicien principal, voici l’ouverture officielle du concours de Technicien de PTS 2022/2023 !!

Le concours se déroule en 2022 pour une affectation début 2023.

Date du concours de technicien de police scientifique et nombre de postes

C’est officiel ! Le concours de TPTS est ouvert via l’arrêté du ministre de l’intérieur en date du 12 avril 2022. Pour rappel, les dates du concours sont les suivantes :

Inscription : du 19 avril au 20 mai 2022
Admissibilité : 23 juin 2022 (date identique pour tous les SGAMI)
Admission : octobre à décembre 2022

Le nombre de postes offerts aux concours est fixé à 90, soit 52 postes au titre du concours externe et 38 postes au titre du concours interne.

Les places offertes au recrutement sont réparties comme suit :

SGAMI/SGAP Concours externe Concours interne
Nord 8 6
Sud-est 7 5
Sud 4 3
Est 3 3
Ouest 3 3
Zone de défense et de sécurité de Paris 26 17
Guyane 1 1
TOTAL 52 38

 

Les recrutements de techniciens de police technique et scientifique seront organisés par les secrétariats généraux pour l’administration du ministère de l’intérieur (SGAMI).

Les candidats demandant un aménagement d’épreuves doivent transmettre un certificat médical, établi par un médecin agréé, au plus tard trois semaines avant le déroulement des épreuves.

Pour chaque recrutement, la date de clôture des inscriptions, la date de transmission du certificat médical, la date des épreuves et la composition du jury feront l’objet d’arrêtés ultérieurs pris par les autorités responsables de l’organisation de ces recrutements.
Des renseignements complémentaires peuvent être obtenus soit en consultant le site internet du recrutement de la police nationale « www.devenirpolicier.fr », soit en composant le 0800 22 0800, numéro d’information sur les carrières de la police nationale (gratuit depuis un poste fixe), soit en prenant attache auprès des secrétariats généraux pour l’administration du ministère de l’intérieur (SGAMI) organisateurs.

Arrêté du 23 mars 2022 fixant les règles d’organisation générale et la nature de l’épreuve de l’examen professionnel pour l’accès au grade de TPTS

0

L’examen professionnel pour l’accès au grade de technicien est ouvert, au titre des années 2022 à 2024, aux ASPTS de la police nationale justifiant, au 1er avril de l’année au titre de laquelle l’examen est organisé, de trois années de services publics

Examen professionnel de Technicien de police scientifique

Retrouvez ci-dessous l’arrété officiel indiquant les modalités de cet examen.

Article 1

L’examen professionnel, prévu à l’article 6 du décret du 17 février 2022, pour l’accès au grade de technicien de police technique et scientifique de la police nationale est organisé conformément aux dispositions prévues par le présent arrêté.

Article 2

L’examen professionnel pour l’accès au grade de technicien est ouvert, au titre des années 2022 à 2024, aux agents spécialisés de police technique et scientifique de la police nationale justifiant, au 1er avril de l’année au titre de laquelle l’examen est organisé, de trois années de services publics.

Article 3

L’arrêté d’ouverture, pris par le ministre de l’intérieur, dans les conditions fixées à l’article 2 du décret du 19 octobre 2004 susvisé, fixe les dates de retrait et de clôture des dossiers d’inscription, la date de l’épreuve et le nombre d’emplois offerts.

Article 4

Les préfets et les hauts commissaires sous l’autorité desquels sont respectivement placés les secrétariats généraux pour l’administration du ministère de l’intérieur et les secrétariats généraux pour l’administration de la police nationale sont chargés de l’organisation de l’épreuve de l’examen.

Article 5

L’examen professionnel comporte une phase unique d’admission.
Cette phase consiste en un entretien du candidat avec le jury visant à apprécier les acquis de son expérience professionnelle, ses compétences, ses aptitudes et sa motivation à exercer les fonctions de technicien de police technique et scientifique.
Pour conduire cet entretien qui débute par un exposé du candidat d’une durée de dix minutes au plus portant sur son parcours professionnel et sur son expérience professionnelle, le jury dispose du dossier constitué par le candidat en vue de la reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle.
Au cours de cet entretien, le candidat peut être interrogé sur des questions relatives à son environnement professionnel, aux fonctions exercées ainsi que sur des mises en situation pratiques. Durée : 25 minutes dont 10 minutes de présentation.
Un modèle de grille d’évaluation est consultable sur le site internet du ministère de l’intérieur à l’adresse suivante : www.interieur.gouv.fr.
Le candidat remet son dossier de reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle au service organisateur dans le délai et selon des modalités fixés dans l’arrêté d’ouverture de l’examen professionnel. Le dossier est transmis au jury par le service organisateur. Ce dossier n’est pas noté. Seul l’entretien est noté.
Un modèle de dossier de reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle est disponible sur le site internet du ministère de l’intérieur à l’adresse suivante : www.interieur.gouv.fr.

Article 6

L’épreuve d’entretien avec le jury est notée sur 20.
Le jury détermine le seuil de points nécessaires pour être admis.
Les candidats ex-æquo seront départagés par l’ancienneté dans le grade.
Le jury dresse, par ordre de mérite, la liste des candidats admis à l’examen professionnel.

Article 7

Les candidats sont convoqués individuellement pour l’épreuve. Les convocations pourront être transmises par voie dématérialisée ou voie postale.
Le défaut de réception de la convocation ne saurait engager la responsabilité de l’administration. Dans le cas de non réception de la convocation dix jours avant le début des oraux, il appartient au candidat de se mettre sans délai en rapport avec le service organisateur territorialement compétent.

Article 8

Les candidats doivent se prêter aux surveillances et vérifications nécessaires lors du déroulement de l’épreuve. Un candidat dont le comportement serait jugé de nature à perturber le bon déroulement de l’épreuve sera exclu de la salle d’examen par décision du président du jury qui assure la police des concours.
Lors des épreuves, il est notamment interdit aux candidats :
1° D’introduire dans les lieux des épreuves tout document, note ou objet dont l’usage n’aurait pas été expressément prévu par le règlement de l’examen ou autorisé par le jury ;
2° De communiquer entre eux ou avec l’extérieur ;
3° D’utiliser des appareils électroniques ou connectés. Les personnes disposant d’un téléphone portable, d’un smartphone ou d’une tablette doivent le mettre en position « Arrêt » et le ranger dans leurs affaires personnelles. L’utilisation dans les salles d’examen et lors des déplacements aux toilettes, d’appareils informatiques, photographiques ou audiovisuels, ainsi que de tout appareil électronique est strictement interdite ;
4° De porter des écouteurs. Les oreilles des candidats ne doivent donc pas être couvertes, pendant toute la durée des épreuves ;
5° De sortir de la salle sans autorisation des surveillants.
Toute infraction au règlement, toute fraude ou tentative de fraude dûment constatée est susceptible d’entraîner l’exclusion du candidat, sans préjudice, le cas échéant, de l’application des dispositions pénales prévues par la loi du 23 décembre 1901.
La même mesure peut être prise à l’encontre des complices de l’auteur principal de la fraude ou de la tentative de fraude.
En cas de flagrant délit, le surveillant responsable établit à l’attention du président du jury un rapport caractérisant les faits. Le candidat peut continuer à composer.
Aucune décision ne peut être prise sans que l’intéressé ait été mis en mesure de présenter sa défense conformément aux articles L. 121-1, L. 121-2 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration.
L’exclusion de l’examen est prononcée par le jury.
La décision motivée est notifiée sans délai à l’intéressé par lettre recommandée avec accusé de réception ou, à défaut, par tout autre moyen.

Article 9

La composition du jury national est fixée comme suit :

– le directeur général de la police nationale ou son représentant, président ;
– un ou des fonctionnaire(s) appartenant à un corps classé en catégorie A ou B représentant le service national de police scientifique, vice-président ;
– un ou des fonctionnaire(s) appartenant à un corps classé en catégorie A ou B représentant la direction centrale de la police judiciaire ;
– un ou des fonctionnaire(s) appartenant à un corps classé en catégorie A ou B représentant la direction centrale de la sécurité publique ;
– un ou des fonctionnaire(s) appartenant à un corps classé en catégorie A ou B représentant la préfecture de police.

Il peut être fait appel à d’anciens fonctionnaires retraités se prévalant de l’honorariat ayant occupé un emploi dans l’une des catégories et directions visées ci-dessus.
En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.
Des examinateurs qualifiés désignés par les directions d’emploi sont adjoints au jury, sans voix délibérative pour participer à la notation des épreuves.
Le jury national assure la coordination des groupes d’examinateurs.
Les membres du jury sont nommés par arrêté du ministre de l’intérieur.
Pour l’épreuve orale d’entretien, chaque groupe d’examinateurs comprend :

– un fonctionnaire appartenant à un corps classé en catégorie A ou B représentant le service national de police scientifique ou la direction centrale du recrutement et de la formation de la police nationale ;
– un fonctionnaire appartenant à un corps classé en catégorie A ou B représentant la direction centrale de la police judiciaire ;
– un fonctionnaire appartenant à un corps classé en catégorie A ou B représentant la direction centrale de la sécurité publique ou de la préfecture de police de Paris.

La composition des groupes d’examinateurs reste inchangée pendant la durée des épreuves. Le remplacement d’un examinateur absent, même temporairement, n’est pas autorisé. En cas de démission d’un examinateur après le début des épreuves, celui-ci ne peut être remplacé.
Il peut être fait appel, en cas de nécessité, à d’anciens fonctionnaires retraités se prévalant de l’honorariat ayant occupé un emploi dans l’un des corps visés ci-dessus.

Article 10

Le présent arrêté s’applique à la session d’examen ouverte au titre de l’année 2022.

Article 11

Le directeur général de la police nationale est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Ouverture du concours TPPTS 2022

0

Par arrêté du ministre de l’intérieur en date du 4 avril 2022, est autorisée, au titre de l’année 2022, l’ouverture de deux concours distincts, externe et interne, pour le recrutement de techniciens principaux de police technique et scientifique de la police nationale.

Les techniciens principaux de police scientifique sont recrutés par spécialité. Ils peuvent exercer en commissariat ou en laboratoire.

Les dates officielles du concours de technicien principal de police scientifique

Les épreuves d’admissibilité auront lieu les 28 et 29 juin 2022 dans les centres d’examen mis en place par les secrétariats généraux pour l’administration du ministère de l’intérieur Est, Nord, Ouest-Tours, Sud, Sud-Est, Sud-Ouest, de la zone de défense et de sécurité de Paris, par la délégation régionale de Toulouse, par les secrétariats généraux pour l’administration de la police de Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Réunion, Polynésie française et Saint-Pierre-et-Miquelon.

En raison du décalage horaire, dans le centre d’examen mis en place par le SGAP de la Nouvelle-Calédonie, les épreuves d’admissibilité auront lieu les 29 et 30 juin 2022 avec une mise en loge à partir du 28 juin 2022 à 21 heures.

Les épreuves d’admission débuteront à compter du lundi 3 octobre 2022.

Les inscriptions au concours

Les candidats pourront s’inscrire selon les modalités suivantes :

– par voie électronique sur le site internet du recrutement de la police nationale « www.devenirpolicier.fr », ou sur le site intranet de la direction centrale du recrutement et de la formation de la police nationale. La date limite de validation des formulaires d’inscription est fixée au lundi 16 mai 2022, 18 heures (heure de Paris) ;
– en cas d’impossibilité d’inscription en ligne, l’envoi d’un dossier de candidature papier reste possible. La date limite de dépôt ou d’envoi des dossiers complets est fixée au lundi 16 mai 2022 à minuit, heure de Paris (le cachet de la poste faisant foi).

Les dossiers d’inscription pourront être retirés auprès des SGAMI (de l’Est, du Nord, de l’Ouest, du Sud, du Sud-Est, du Sud-Ouest, de la zone de défense et de sécurité de Paris, ou des secrétariats généraux pour l’administration de la police d’outre mer) ou téléchargés soit sur le site internet du recrutement de la police nationale « www.devenirpolicier.fr », soit sur le site intranet de la direction centrale du recrutement et de la formation de la police nationale.

Les candidats inscrits dans les délais reçoivent par courrier postal ou par voie électronique une convocation nominative indiquant la date, l’heure et le lieu des épreuves ainsi que les différentes consignes relatives au bon déroulement de ce recrutement.

Les candidats n’ayant pas reçu leur convocation au plus tard dix jours francs avant la date de la première épreuve du concours doivent se rapprocher sans délai de la division de l’organisation des concours et des dispositifs promotionnels à Clermont-Ferrand ou du bureau du recrutement du secrétariat général pour l’administration du ministère de l’intérieur ou du secrétariat général pour l’administration de la police dont ils dépendent géographiquement.

Le défaut de réception des convocations ne pourra engager la responsabilité du service organisateur. Conformément au décret du 4 mai 2020 relatif à la portabilité des équipements contribuant à l’adaptation du poste de travail et aux dérogations aux règles normales des concours, des procédures de recrutement et des examens en faveur des agents publics et des candidats en situation de handicap, les candidats demandant un aménagement d’épreuves doivent transmettre un certificat médical, établi par un médecin agréé, au plus tard trois semaines avant le déroulement des épreuves soit le mardi 7 juin 2022.

Nombre de postes et spécialités

Le nombre total de postes offerts, par spécialité et par concours, sera fixé par un arrêté ministériel ultérieur.

Les spécialités ouvertes sont les suivantes :

a) Concours externe :
– chimie analytique ;
– identité judiciaire ;
– informatique systèmes et réseaux

b) Concours interne :
balistique ;
– identité judiciaire.

Les candidats choisissent au moment de l’inscription une spécialité parmi celles offertes. Aucune modification ne sera prise en compte après la clôture des inscriptions.
Les candidats admissibles au concours interne devront établir, pour l’épreuve d’admission d’entretien avec le jury, un dossier de reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle conforme au modèle disponible soit sur le site internet du recrutement de la police nationale « www.devenirpolicier.fr », soit sur le site intranet de la direction centrale du recrutement et de la formation de la police nationale, qu’ils transmettront en deux exemplaires papier par voie postale au plus tard le mercredi 21 septembre 2022 à minuit, heure de Paris (le cachet de la poste faisant foi) à l’adresse suivante :

Ministère de l’intérieur, DCRFPN/SDRDP/DOCDP/Section du recrutement et des dispositifs promotionnels des personnels PTS,
73, rue Paul-Diomède, BP 144, 63020 Clermont-Ferrand Cedex 02.

Lieux de crimes célèbres

0
Le 4 avril 1968 à 18h01, Martin Luther King est abattu d’une balle dans la gorge par un ségrégationniste blanc sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis dans le Tennessee. L'autopsie révèle qu’à 39 ans, son coeur est celui d'un homme âgé de 60 ans. ©Bouet

Les faits divers morbides relatés dans la presse nous attirent autant qu’ils nous répugnent. Les scènes de crime en sont leurs représentations. Ces lieux font l’objet d’une forte médiatisation avant de repasser dans l’oubli pour bon nombre d’entre nous. Difficile de concevoir que derrière des endroits teintés de banalité se cachent les histoires criminelles les plus terribles. Retrouvez régulièrement des photographies en lien avec la police scientifique sur notre compte instagram.

La photographie est un prerequis essentiel pour les policiers scientifiques qui travaillent sur des scènes de crime.

Toutes les photographies et textes ci-dessus sont l’oeuvre de Thierry BOUET. Celui-ci explique la genèse de ce travail peu commun :

François Fries vient déjeuner un jour au studio. Il me parle de la tranquillité d’un champ de coquelicots au bord duquel il s’est promené. Plus tard, il découvre que ce champ est le théâtre d’une bataille sanglante en 14-18. La banalité du mal, théorie d’Hannah Arendt, fait surface.

Je convertis l’idée en série photographique sur les lieux de crime célèbres. Les États-Unis se révèlent le pays le plus abondant en cette matière. L’été 2008 approche, c’est le moment de partir.

Le circuit commence à Memphis et finit à Los Angeles, Bonny and Clyde, JFK, Billy the Kid… Martin Luther King est la première photo. Je découvre une scène de crime intacte convertie en musée. Depuis ce voyage, je photographie tous les lieux de crime qui se présentent. Le dernier est le Café du Croissant à Paris où est assassiné Jean Jaurès en 1914.

Venez découvrir d’autres photographies de cette série sur le Fond Photographique du photographe Thierry BOUET.

Dates du prochain concours de la police scientifique

0
Dates du prochain concours de la police scientifique

Il ny a plus et il ny aura plus de concours dASPTS (Agent Spécialisé de Police Technique et Scientifique). Ce grade a vocation à disparaître et dorénavant les recrutements se font dans les grades de technicien de police scientifique (niveau bac), technicien principal de police scientifique (niveau bac +2) et ingénieur de police scientifique (niveau bac +5).

Pour être informé dès la parution des arrêtés officiels, de louverture dun concours, suivez-nous sur notre page Facebook ou notre compte Twitter.

Date du concours de technicien de police scientifique 2022-2023

Chaque année, il faut attendre 2-3 mois avant louverture du concours pour connaître les dates officielles ! Mais on peut consulter les dates des concours des années précédentes ci-dessous pour observer une certaine tendance. En 2021, le concours de technicien de la police scientifique est venu pour la première fois modifier la régularité du calendrier annuel, mais sinon on observe une certaine régularité.

La date de lépreuve dadmissibilité peut varier en fonction des régions. Chaque SGAMI fixe ses propres dates, même si souvent, celle-ci est la même pour plusieurs régions.

Concours 2023 

Inscription : à définir
Admissibilité : à définir
Admission : à définir

Concours 2022 

Inscription : du 19 avril au 20 mai 2022
Admissibilité : 23 juin 2022 (date identique pour tous les SGAMI)
Admission : octobre à décembre 2022

Concours 2021 (nouveau concours TPTS)

Inscription : aout-septembre
Admissibilité : octobre 2021
Admission : décembre 2021

Concours 2020 (le concours était celui dASPTS)

Inscription : mars 2020
Admissibilité : avril-mai 2020
Admission : juin-septembre 2020

Concours 2019 (le concours était celui dASPTS)

Inscription : mars 2019
Admissibilité : avril 2019
Admission : juin 2019

Concours 2018 (le concours était celui dASPTS)

Inscription : mars 2018
Admissibilité : avril-mai 2018
Admission : juin-septembre 2018

Date du concours de technicien principal de police scientifique 2022-2023

Chaque année, il faut attendre 2-3 mois avant louverture du concours pour connaître les dates officielles ! Mais on peut consulter les dates des concours des années précédentes ci-dessous pour observer une certaine tendance.

Le concours est national et la date est la même pour toutes les régions. Les candidats passent le concours dans un centre dexamen de leur région. Chaque année, le concours de technicien principal de la police scientifique est ouvert dans certaines spécialités seulement.

Concours 2023 

Inscription : à définir
Admissibilité : à définir
Admission : à définir

Concours 2022

Inscription : du 11 avril au 13 mai 2022
Admissibilité : 28 et 29 juin 2022
Admission : du 3 au 21 octobre 2022

Concours 2021 

Inscription : mai 2021
Admissibilité : juin 2021
Admission : octobre 2021

Concours 2020

Inscription : mars 2020
Admissibilité : mai 2020
Admission : octobre 2020

Concours 2019

Inscription : mars 2019
Admissibilité : mai 2019
Admission : septembre 2019

Concours 2018

Inscription : février 2018
Admissibilité : mai 2018
Admission : octobre 2018

Date du concours d’ingénieur de police scientifique 2022-2023

Chaque année, il faut attendre 2-3 mois avant louverture du concours pour connaître les dates officielles ! Mais on peut se baser sur les dates des concours des années précédentes pour se faire une idée.

Le concours dingénieur de police scientifique est national et la date est la même pour toutes les régions. Les candidats passent le concours au siège du Service National de Police Scientifique (SNPS) à Ecully.

Chaque année, le concours dingénieur est ouvert dans certaines spécialités seulement.

Concours 2023 

Inscription : à définir
Admissibilité : à définir
Admission : à définir

Concours 2022

Inscription : du 1er au 30 septembre 2022
Admissibilité : di 14 au 25 novembre 2022
Admission : du 23 janvier au 03 février 2023

Concours 2021 

Inscription : septembre 2021
Admissibilité : novembre 2021
Admission : janvier 2022

Concours 2020

Inscription : février/mars 2020
Admissibilité : mai/juin 2020
Admission : septembre 2020

Concours 2019

Inscription : mars 2019
Admissibilité : mai 2019
Admission : novembre 2019

Nouvelles modalités de recrutement dans le corps des ingénieurs et techniciens

0

Cet article a été créé suite à la publication du décret du 17 février 2022 relatif aux modalités de recrutement dans les corps de police technique et scientifique de la police nationale.

Changement de certaines modalités pour les concours de technicien de police scientifique et d’ingénieur de police scientifique

Ce décret, consultable en intégralité ici, modifie les statuts particuliers des corps des ingénieurs, des techniciens et des agents spécialisés de police technique et scientifique de la police nationale.

Il prévoit notamment de nouvelles conditions de recrutement des ingénieurs de police technique et scientifique de la police nationale et l’obligation de détenir le permis de conduire au moment de la titularisation. Par ailleurs, le texte met en œuvre pendant trois ans des modalités exceptionnelles de recrutement dans les corps des techniciens et des ingénieurs de police technique et scientifique de la police nationale. Il crée notamment un second concours interne réservé aux techniciens en chef de la police technique et scientifique. Enfin, il procède à la mise en extinction du corps des agents spécialisés de police technique et scientifique de la police nationale.

Nouveau concours réservé aux techniciens en chef et extinction du corps des ASPTS, les changements à retenir :

– le corps des Agents Spécialisés de PTS est officiellement « placé en voie d’extinction ». Les ASPTS pourront passer technicien « après inscription sur une liste d’aptitude à partir de 5 ans d’ancienneté » ou en passant un examen professionnel après avoir effectué 3 ans de service public . Le nombre maximal de nomination sera fixé chaque année par arrêté.

– le recrutement en interne des ingénieurs de PTS s’intensifie avec une limite de 50 % des postes ouverts aux trois concours (auparavant le taux était de 30%)

– obligation de détenir le permis de conduire au moment de la titularisation pour les ingénieurs (entre en vigueur le 1er janvier 2024)

– il est possible de s’inscrire aux concours de technicien principal et d’ingénieur alors que le diplôme requis est en cours d’acquisition. Par exemple, pour le concours de technicien principal, un étudiant en deuxième année de BTS pourra s’inscrire alors qu’il n’a pas encore validé sa deuxième et donc son BTS. Les candidats devront par la suite justifier de l’obtention de leur diplôme ou d’un titre équivalent à la date des résultats d’admission.

– création d’un second concours interne d’ingénieur de police scientifique réservé aux techniciens en chef entre 2022 et 2024.

N’hésitez pas à parcourir le site pour en savoir plus sur les dates de concours de le police scientifique ou le nombre de postes de PTS proposés chaque année au concours.

Origine de la police scientifique : interview d’Amos Frappa

0
docteur locard police scientifique

Amos Frappa - these locardAmos Frappa est professeur agrégé d’histoire-géographie au lycée La Martinière-Monplaisir à Lyon. Ses recherches portent sur la police aux XIXe et XXe siècles. Il a rédigé une thèse sur Edmond Locard et la mise en place de la police technique de la fin du XIXe au XXe siècle (récompensée par l’institut des hautes études du ministère de l’interieur).

Les origines de la police scientifique, rôle de Lacassagne

Pouvez-vous nous présenter votre parcours et nous dire d’où vient votre intérêt pour la police et la police technique et scientifique en particulier ?

J’ai opté pour une voie littéraire après avoir longtemps hésité à me tourner vers la médecine. Sans déceler ici l’origine de ma passion pour la PTS, il est clair que cela explique en grande partie pourquoi je me suis épanoui dans de telles recherches. La lecture des romans policiers classiques, à commencer par Conan Doyle – médecin-légiste faut-il rappeler – a également beaucoup joué.

Vous avez écrit la première biographie d’Alexandre Lacassagne intitulée “Alexandre Lacassagne médecin du crime”, qu’est-ce que Lacassagne a apporté à la médecine légale ou plutôt à la médecine judiciaire comme celui-ci aimait la qualifier ?

Principalement trois choses. D’abord, il a participé à la reconnaissance de la médecine légale, se battant par exemple pour la réévaluation du vieux tarif d’expertise de 1811. Il l’a ensuite modernisée, systématisant par exemple l’usage de feuilles d’expertise standards ou encore initiant des recherches en balistique sur les cadavres. Enfin, il est le premier médecin légiste à s’être réellement saisi à bras le corps de ce formidable outil de médiatisation qu’est la presse. Si Lacassagne était encore de ce monde, il participerait régulièrement à « Faites entrer l’accusé ».

Peut-on considérer Alexandre Lacassagne comme un précurseur de la police scientifique ?

Très clairement en ce sens où il avait l’obsession de l’indice, explorant ainsi de façon précoce les possibilités de l’entomologie médico-légale. En outre, il n’hésite pas à convoquer toutes les disciplines pour arriver à la vérité judiciaire, ce qui constitue l’ADN de la police scientifique.

Ci-contre la courte biographie d’Alexandre Lacassagne, médecin du crime écrit par Amos Frappa

 

Edmond Locard et son héritage pour la police scientifique

Edmond Locard qui a été l’élève de Lacassagne, est considéré comme l’un des pères fondateurs de la police scientifique en France et dans le monde. Vous avez réalisé une thèse sur “Locard et la police scientifique”, d’où vous est venue cette envie d’étudier et d’écrire sur Edmond Locard en particulier ?

Plus qu’une envie, il s’agit d’un devoir de mémoire. Comment imaginer que ce précurseur de génie qui a légué l’un des plus riches fonds privés de PTS qui soit, puisse être encore au ban de la recherche historique ? Sans compter que ce touche-à-tout offre de multiples mystères. Bref, il constitue un sujet de recherche idéal.

Votre travail vient nuancer certaines croyances populaires comme celle qui est de considérer Locard comme le “père fondateur de la police scientifique”. Votre thèse présente Locard comme un des grands prophètes de la criminalistique mais non comme un fondateur ou un visionnaire. Au niveau historique quelles sont les personnes que l’on peut considérer comme les fondateurs d’un police scientifique moderne ?

Pour être plus exact, je dirais que Locard n’a pas vraiment fondé mais plutôt refondé la police scientifique. Lorsqu’il entre en scène, vers 1900, la PTS est déjà mature. Bertillon, son aîné, est donc un fondateur beaucoup plus consensuel. Le seul et véritable apport qu’on doit à Locard est celui d’une police scientifique populaire, vision qu’il était relativement seul à défendre. Il est en revanche bien le père fondateur de celle-ci, aux côtés de l’Américain Kirk, la commune renommée ayant fait de ces deux hommes les créateurs de grands principes régissant la PTS.

docteur locard police scientifique Locard a été un très grand contributeur pour la police scientifique et reste associé depuis toujours au “principe de l’échange”. Pourtant, vous rappelez dans votre thèse que la paternité de ce fameux principe reste discutable. Est-il usurpé de dire que Locard est à l’origine du célèbre principe de l’échange ?

Tout l’intérêt du mythe Locard réside ici. Si Locard a bien pressenti que la question de l’échange fondait toute la PTS, comme d’autres auteurs, il n’en a jamais fait un leitmotiv dans ses écrits et ses discours, contrairement à qu’on laisse souvent entendre aujourd’hui. En clair, l’histoire a érigé le principe d’échange au rang de pilier du locardisme, faisant ainsi de lui le père fondateur de la PTS, alors que le principal intéressé privilégiait finalement d’autres principes tel que : « Le temps qui passe, c’est la vérité qui s‘enfuit ».

Les origines du principe de l'échange
Dès 1920, dans L’enquête criminelle et les méthodes scientifiques, Edmond LOCARD écrivait le fameux principe de l’échange  : « Les indices dont je veux montrer ici l’emploi sont de deux ordres : tantôt le malfaiteur a laissé sur les lieux les marques de son passage, tantôt, par une action inverse, il a emporté sur son corps ou sur ses vêtements les indices de son séjour ou de son geste ». Bien que ne mentionnant pas d’échange au sens propre, d’autres spécialistes de la police scientifique, tels que Reiss ou Bertillon avaient auparavant énoncé des principes assez similaires en rappelant que “dans presque tous les cas, les auteurs d’un vol avec effraction laissent sur les lieux des traces” et qu’ « un assassin laisse toujours des “traces quelque part” ».

De la même manière, la règle des douze points, permettant l’identification entre une trace et une empreinte papillaire en France, est un principe que l’on attribue à Locard. Pourtant, Locard le reconnaissait lui même, il n’inventait rien et venait synthétiser des conclusions analogues de plusieurs dactyloscopes de l’époque. Quels sont les spécialistes ou travaux qui ont mené à cette règle des douze points utilisée en France mais aussi dans de nombreux pays ?

Le décalage entre le mythe et la réalité est encore plus patent avec la règle des douze points. Locard n’a jamais fixé un tel principe. D’une part, il a établi une sorte de nuancier, fixant des seuils à 8 points et 13 points. D’autre part, comme tous les criminalistes de son temps, il défend déjà une approche holistique. Lorsque Locard publie ce qu’on estime être l’article fondateur de la règle des douze points, en 1914, le chef de l’Identité parisienne Balthazard se prononce pour sa part pour 17 points homologues. Les années ayant précédé la Grande Guerre constituent le moment clé de la réflexion internationale, et c’est pourquoi les deux articles de Locard et Balthazard se retrouveront ensuite au cœur des choix effectués dans les services de police à travers le monde.

Votre thèse vient redéfinir les contours historiques sur les origines de la police scientifique. Envisagez-vous la publication d’un livre sur le sujet ?

Deux livres, un retraçant l’histoire de la police scientifique française et un autre plus biographique afin de centrer le propos sur Locard.

Quels sont vos futurs projets en lien avec la police scientifique ?

Contribuer à la mise en lumière du SNPS (service national de la police scientifique). Le fait que la réforme de 2021 – ayant conduit à la mise en place de cette structure – ait fait si peu de bruit, montre combien la médiatisation du travail effectué à Ecully pourrait être plus poussée. Avec la création du SNPS, le rêve caressé par Locard a enfin pris une forme concrète.

Un article de Benoit de MAILLARD pour © www.police-scientifique.com tous droits réservés

Techniques d’identification des traces et empreintes digitales

0

Qui ne se souvient pas de l’identification erronée de Xavier Dupont de Ligonnès en 2019 ? Depuis la tuerie de Nantes en 2011, l’homme était recherché par toutes les polices du monde et faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international.  En octobre 2019, énorme coup de théâtre : la police de Glasgow identifie formellement un individu comme étant Xavier Dupont de Ligonnès à partir de ses empreintes digitales et “5 points de comparaison identiques”. Quelques jours plus tard, la police se désapprouve et reconnait une erreur d’identification !

Peut-on vraiment réaliser une identification avec seulement 5 points identiques entre deux empreintes digitales ?

L’identification par les dessins papillaires : une méthodologie différente en fonction des Pays

Un des intérêts du dessin papillaire, c’est qu’il est propre à un individu, ce qui lui confère un atout majeur pour effectuer des travaux d’identification. Cependant, la façon d’exploiter le dessin papillaire et de le comparer va être différente en fonction du pays.

Une des approches les plus répandues, est l’utilisation du “standard numérique” c’est à dire l’utilisation d’un certain nombre de points caractéristiques (ou minuties) sur le dessin papillaire pouvant être mis en relation entre deux échantillons (empreinte/empreinte ; trace/trace ; empreinte/trace). Si le standard est atteint, l’identification est formelle.

Cette approche se base sur des observations faites au début du siècles par des précurseurs en la matière (Balthazard, Galton, Galdion Ramos, Féré, Schlaginhaufen). Le fondement est donc plus empirique (basé sur l’observation) que scientifique bien que certains ont tenté une approche probabiliste de la question.

En 1911, Balthazard propose un calcul qui prend en compte la disposition et le type des points caractéristiques afin d’estimer le nombre de minuties nécessaires pour réaliser une identification. En modélisant une empreinte digitale à 100 carrés équivalents qui peuvent contenir 4 types de minuties (arrêt de ligne et bifurcations qui peuvent être orientées vers le haut ou vers le bas) il arrive à la probabilité qu’il y a (1/4)100 dessins possibles. Balthazard arrive à la conclusion qu’il faut 17 minuties pour arriver à plus de 15 milliards de dessins (417) et donc à une identification certaine (10 doigts x 1,5 millards de personnes à l’époque)

En France, les services de police scientifique de la police nationale utilisent le standard des 12 points caractéristiques, c’est à dire qu’il faut au moins 12 points concordants et aucune discordance entre 2 échantillons pour affirmer leur origine commune. L’approche quantitative a plusieurs avantages dont celui d’être simple d’utilisation et facilement présentable à un jury ou à des magistrats (sur la forme tout au moins). D’ailleurs, de nombreux pays utilisent cette règle des 12 points parmi lesquels : Belgique, Finlande, France, Hong Kong, Israël, Grèce, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovénie, Espagne, Pays-Bas.

Bien que ce modèle numérique présente quelques avantages, il est aussi au centre de nombreux débats sur le plan international, et ce, depuis de nombreuses années. Une approche qualitative, déjà mise en avant par les pionniers de la dactyloscopie au début du siècle, est en effet recommandée par la majorité des spécialistes en la matière dans plusieurs Pays.

L’approche probabiliste ou holistique de l’identification des traces et empreintes papillaires

Certains pays utilisent une approche différente, dite holistique. Aux Etats-Unis, par exemple, il n’y a pas de minimum légal de points caractéristiques, mais l’expert doit alors employer des techniques scientifiques éprouvées, au risque de voir son identification refusée par la justice.

L’approche holistique va consister à exploiter un dessin papillaire sur 3 niveaux.

Le premier niveau étant la morphologie générale du dessin papillaire (classe de forme) lorsque l’information est suffisante. Les dessins digitaux peuvent être classés par famille comme par exemple les boucles à gauche ou à droite, les composites, les verticilles. Cette première étape permet déjà un premier tri et une exclusion dans le processus identificatoire. Le second niveau consiste à analyser les morphologies locales, c’est-à-dire la nature et les particularités des crêtes séparées par des sillons qui s’arrêtent (arrêt de ligne) se divisent (bifurcation), etc. Enfin, le 3 ème niveau quant à lui, consiste en l’analyse de la morphologie fine, c’est-à-dire l’analyse de la densité de pores présentes et leur succession, l’analyse des bords des crêtes etc. Cette approche est dite qualitative peut être couplée à un outil statistique.

La différence essentielle entre l’approche holistique et l’approche « quantitative » sur l’étude de la morphologie locale, est que l’approche holistique ne va pas considérer que tous les points caractéristiques ont la même valeur, car la fréquence statistique d’apparition de tel ou tel point n’est pas la même. Par exemple un arrêt de ligne a un poids statistique de 1,08 et la bifurcation un poids statistique de 1,42. La valeur numérique du poids est un logarithme en base 10 de la fréquence du point caractéristique. La valeur est alors calculée en additionnant le poids de chaque point caractéristique relevé, et en prenant en compte 10p où « p » est le poids total.

L’approche holistique a l’avantage de prendre en compte une multitude de facteurs permettant d’exploiter un dessin papillaire présentant peu de minuties. Cependant cette technique impose que les experts convoqués devant les tribunaux, argumentent chacune de leurs interprétations, ce qui peut entraîner des contre-expertises contradictoires, pouvant inoculer le doute dans l’esprit des jurés et entraînant un travail plus complexe pour la justice afin d’écarter ou non l’identification prononcée.

Si l’approche empirique du standard à 12 points est encore d’actualité en France et dans de nombreux Pays, elle semble de moins en moins préconisée par les spécialistes en la matière qui privilégient une approche holistique couplée à l’outil statistique. L’avenir se construira probablement plus sur cette approche reconnue et scientifiquement approuvée que sur les croyances héritées.

Un article de Romain CABANAT pour www.police-scientifique.com © tous droits réservés

Dessins papillaires : découverte inédite sur leur formation

0
Sticky side trace digitale
Traces digitales révélées sur la surface adhésive d'un scotch à l'aide d'une solution de stick-side

L’université de Fudan (Shangaï) vient de publier une récente étude dans la revue scientifique Cell, suite à une méta-analyse concernant l’origine des dermatoglyphes (dessins papillaires).

Cette étude fait suite à l’analyse de 23 000 génomes, qui ont permis de déterminer que le dessin papillaire se forme en partie à partir des gènes responsables du développement des membres, et non les gènes liés à la peau.

Le coupable : EVI1

Ce gène est connu pour son rôle dans le développement embryonnaire, mais il semble selon cette étude qu’il a un rôle prédominant dans la formation des dermatoglyphes.

Les dermatoglyphes, ou dessins papillaires, sont présents sur les faces antérieures et latérales des doigts, des paumes et des plantes de pieds. Ce sont des crêtes qui forment des motifs que l’on appelle dessin papillaire.

En 1823, Juan Evangelista PURKINJE initie des travaux sur les dermatoglyphes. Sa conclusion est que le dessin papillaire est un «admirable arrangement» ce qui permet de classer les dermatoglyphes en 9 catégories initiales.

De nos jours les dessins papillaires sont arrangés en famille selon la présence ou non de delta. Le delta étant une zone du dessin papillaire qui est formé à partir de la convergence des crêtes des zones centrale, basale et marginale. Les deltas vont conditionner un motif particulier du dessin papillaire que l’on nomme classe de forme.

Exemples d’images d’empreintes digitales avec ou sans delta

Les études existantes ont déjà démontré l’influence de la génétique dans la formation du dessin papillaire, mais jusqu’à lors, nous considérions que les dermatoglyphes étaient le résultat de la formation de terminaisons nerveuses propres à la formation de la peau du fœtus.

Cette nouvelle étude laisse penser que la formation du dessin papillaire est conditionné par les gênes responsables du développement des membres.

Des études avaient démontré que le dessin papillaire avait une utilité pour la préhension des objets et agissaient comme des filtres intensificateurs ayant pour rôle d’augmenter la sensibilité des extrémités digitales.

Mais les dernières recherches semblent démontrer une corrélation entre la longueur des doigts et les classes de forme présentes sur les phalanges distales.

Les classes de forme seraient en fait la résultante d’une tension sur les tissus mous des phalanges lors du développement du fœtus, d’où la corrélation entre la longueur du doigt et la classe de forme présente sur ce dernier.

Les résultats de cette étude sont encore à étayer, et les applications pratiques de cette découverte sont peu nombreuses au niveau criminalistique, mais il semble assez hors du commun qu’en 2022, les empreintes digitales conservent encore une part de mystère.

Pour retrouver la publication complète découvrez l’article «Limb development gens underlie variation in human fingerprint patterns» par Jinxi Li, James d.Glover, Haiguo Zhang, Li Jin, Denis J.Headon et Sijia Wang. 6 janvier 2022 CellPress

Un article de Romain CABANAT pour © www.police-scientifique.com tous droits réservés

Fondements et débuts de la balistique dans la police scientifique

0

La balistique est la discipline de la criminalistique qui étudie les armes à feu et les munitions. La plus importante de ses missions et de tenter de lier des éléments de munitions (projectile ou étui percuté) retrouvés sur une scène de crime avec une arme incriminée.

Principe et prémices de l’identification balistique

Etui percuté (percussion centrale) avec traces de l’éjecteur © www.police-scientifique.com

Une munition est constituée d’un étui (ou douille), généralement en cuivre, qui contient la poudre, l’amorce et un projectile communément appelé « balle » qui est enfoncé en force dans l’étui. Quand on appuie sur la détente d’une arme, un mécanisme s’enclenche et une pièce métallique appelée « percuteur » vient frapper l’amorce de la munition, qui explose et met le feu à la poudre. Lors de la combustion de celle-ci, la production importante de gaz propulse le projectile dans le canon de l’arme qui présente sur sa face interne des rayures hélicoïdales (sauf pour les fusils de chasse). Ces rayures permettent au projectile de tourner sur lui-même et ainsi d’augmenter la pécision de sa trajectoire.

Ces rayures vont s’imprimer sur la surface du projectile au cours de son passage dans le canon de l’arme. C’est ce que l’on appelle des stigmates de tir.  La première fois qu’un expert va s’intéresser à ceux-ci date de février 1888 et c’est le célèbre médecin légiste lyonnais, Alexandre Lacassagne qui le fait.

L’affaire MAZUYER ou la première utilisation de la balistique par Lacassagne

Le 22 février 1888, Pierre Burel, est retrouvé mort dans sa propriété de Chassagny, près de Givors. Nommé par un juge d’instruction Alexandre Lacassagne réalise l’autopsie et met en évidence deux blessures par arme à feu. Les projectiles sont extraits et le calibre de chacun d’eux mesuré. Celui provenant du thorax, n’est quasiment pas abîmé et mesure 7 mm de diamètre, le second, plus petit est un peu déformé.

Lacassagne les examine soigneusement et compte sept rayures sur le pourtour du premier d’entre-eux alors que le second, n’en a pas, preuve qu’il n’était pas entré en force, comme il se doit, dans le canon de l’arme, vu son plus faible diamètre.

Le médecin légiste fait alors appel à Charles Jeandet, employé de la société Verney-Caron, célèbre fabricant d’armes de chasse, pour l’éclairer sur ces projectiles.

Celui-ci détermine l’origine de l’arme du crime. A l’époque, la seule arme qui dispose d’un canon avec 7 rayures est un revolver de marque « COLT », de calibre .32, proche du calibre 8 mm français.

Pendant ce temps, la police arrête un certain Mazuyer qui s’est présenté au guichet de la Caisse d’Epargne de Givors avec le livret de compte du défunt, pour retirer de l’argent. Lors de la perquisition de son domicile, on retrouve un revolver d’ordonnance et un deuxième revolver d’origine belge, contrefaçon identique au revolver de marque « COLT », de calibre .32, ainsi que des munitions.

Alexandre Lacassagne aidé de Charles Jeandet, les 18 et 21 avril 1888, au laboratoire de médecine légale de la faculté de médecine de Lyon, procède à des tirs de comparaison. 

Ils sont effectués avec l’arme et les munitions saisies, sur deux cadavres d’hommes d’un âge proche de celui de la victime. Les projectiles sont extraits et les experts mettent en évidence les 7 rayures, qui selon Charles Jeandet, sont identiques en largeur à celles présentes sur le projectile retiré du corps de Pierre Burel.

Leurs conclusions sont formelles : les projectiles tirés par l’arme saisie présentent des rayures analogues à celles retrouvées sur la balle ayant traversé le cœur de la victime. C’est bien l’arme de Mazuyer qui a été utilisée pour tuer Pierre Burel.

Au vu des nombreuses charges qui pèse sur lui, en plus de cette expertise, Mazuyer sera condamné à mort.

L’avénement de Balthazard et de la balistique moderne

C’est donc vraisemblablement la première fois que l’on s’intéresse aux stigmates de tir présents sur un projectile. Mais il faudra attendre 1913, pour qu’un autre médecin légiste français, Victor Balthazard, démontre que ceux-ci sont caractéristiques d’une arme à feu et d’une seule.

Victor Balthazard est né à Paris le 1er janvier 1872. Médecin de formation, il est nommé directeur de l’Institut Médico-légal de Paris en 1913 et devient professeur de médecine légale à la Sorbonne à Paris en 1919. Pendant un an, entre 1920 et 1921, il prend la direction de l’Identité Judiciaire de la préfecture de police de Paris (fondé en 1893 et dont le premier directeur est Alphonse Bertillon). 

Deux articles publiés en 1913 dans les « Archives d’Anthropologie Criminelle de Médecine légale et de Psychologie Normale et Pathologique », vont faire de lui le père de la balistique moderne.

Rayures observées sur un projectile © www.police-scientifique.com

Dans le premier intitulé « Identification de projectiles d’arme à feu », Balthazard démontre que lors de la fabrication des canons des armes à feu, les machines-outils utilisées laissent des micro-traces sur l’intérieur de ceux-ci, différentes sur chaque arme. En effet, le tranchant de l’outil, frottant sur de l’acier, s’use à chaque emploi. Il est donc nécessaire de l’affûter souvent, ce qui introduit sur son fil des défauts particuliers qui se gravent dans le canon de chaque arme. Chacune d’entre-elles peut ainsi être caractérisée par les rayures de son canon. La comparaison de ces stigmates de tir se fait généralement à l’aide d’agrandissements photographiques. 

Ces résultats ont déjà donnés des résultats probants devant les tribunaux, comme en 1911, dans l’affaire du meurtre de Charles Guillotin. Victor Balthazard, en collaboration avec M. Villedieu, armurier à Tours examine les balles retrouvées dans la cave de Houssard, l’assassin présumé. Après les avoir décapées à l’acide nitrique pour faire disparaître les traces d’oxydation, lavées à grande eau, séchées et photographiées, il met en évidence sur le pourtour de ces balles, quatre-vingt-cinq particularités (des micro-rayures) communes avec celles issues de l’autopsie. Pour les experts,  l’arme de Houssard est bien celle qui a été utilisée pour tuer Charles Guillotin.

En 1922, Balthazard améliore encore son système de comparaison en réalisant une empreinte des projectiles dans des feuilles d’étain, ce qui rend la comparaison plus aisée. 

Dans le second article « Identification des douilles de pistolets automatiques », il explique que dans les pistolets automatiques, la douille de la munition tirée est ensuite éjectée automatiquement au-dehors, tandis qu’une munition neuve est replacée en position de tir. Tous ces mouvements s’accomplissent avec une grande force, laissant des empreintes sur le cuivre, un métal assez mou, de la douille. Balthazard démontre que le percuteur, le butoir de culasse, l’extracteur et l’éjecteur laissent des traces sur cet étui percuté qui sont caractéristiques de l’arme utilisée.

Sa conclusion ne laisse aucun doute « Nous sommes donc en possession d’une méthode d’identification des douilles, qui par la précision et le nombre des similitudes invoquées ne laisse aucune place au doute et permet de dire si oui ou non une douille provient d’un pistolet automatique déterminé. »

Il n’est pas le premier à être arrivé à cette conclusion, un autre expert, Jean Grivolat, armurier à Saint-Étienne, l’a déjà utilisée dans des affaires criminelles, notamment lors de l’assassinat de l’astronome Auguste Charlois en 1910. Cependant il ne publiera jamais ses résultats. 

Mais pour examiner ces stigmates, les agrandissements photographiques ne suffisent plus, il faut un appareil permettant un examen approfondi des stigmates. Celui-ci ne sera inventé qu’en 1925 et ce sera aux Etats-Unis.

La naissance d’un nouvel instrument : le microscope comparateur

Cette année-là, quatre hommes, Charles Waite, John Fisher, Philip O. Gravelle et Calvin Goddard crèent le « Bureau of Forensic Ballistics », le premier laboratoire au monde spécialisé dans l’examen des armes à feu. Dans le même temps, Philip O. Gravelle, qui s’est pris de passion pour la microscopie et la photographie au cours de ses études à la faculté de chimie de l’université de Columbia, fabrique le « microscope comparateur ». Il est composé de deux microscopes de faibles grossissements, d’un porte-objet placé sous chaque microscope, qui permet de tenir la balle à examiner de manière horizontale et de la faire tourner sur son axe. Chaque balle est éclairée avec une petite lampe. Un système de prisme permet d’observer simultanément les deux balles dans les mêmes oculaires. En les faisant tourner, on peut ainsi faire coïncider ou non les rayures présentes sur chacune d’entre-elles et les comparer simultanément dans les moindres détails.

C’est cet instrument qui fera connaître à la balistique un développement important. Ce microscope comparateur et les travaux de Victor Balthazard sont toujours utilisés par les experts balisticiens des laboratoires de police scientifique actuels.

Un article de Philippe MARION © www.police-scientifique.com tous droits réservés

Pour en savoir plus sur l’histoire de la police scientifique n’hésitez pas à découvrir le très bon livre “la véritable histoire des experts” (Editions du 81) de Phlippe MARION.

Pour en savoir plus sur les armes à feu et les munitions, consultez notre dossier complet sur cette spécialité

 

10,348FansJ'aime
666AbonnésSuivre
2,207AbonnésSuivre

Après le concours de technicien de police technique et scientifique

0
Vous venez de passer l’oral d’admission du concours de technicien de police technique et scientifique... et ensuite ? I- Publication des résultats du concours Les résultats...

Ouverture des concours externe et interne d’ingénieur de police scientifique

0
Deux arrêtés ont été publiés le 7 juin 2022 autorisant, au titre de l'année 2022, l'ouverture de concours interne et externe pour le recrutement...

Concours et recrutement de technicien de police technique et scientifique 2022/2023

0
Après la publication de l'arrêté pour le concours de technicien principal, voici l'ouverture officielle du concours de Technicien de PTS 2022/2023 !! Le concours se...