La Police Technique et Scientifique (PTS) s’est profondément transformée au cours de ces vingt dernières années. Les témoignages et les aveux ne permettent plus d’emporter la conviction du magistrat ou des jurés qui se remettent de plus en plus à une expertise de la police technique et scientifique. Les progrès sont considérables et ce qui pouvait ressembler à de la fiction est devenu réalité. Aujourd’hui, les “experts” peuvent révéler des traces de sang effacées, identifier un criminel avec une trace d’oreille, dater une mort avec des insectes nécrophages ou encore identifier un criminel avec une fibre capillaire plus de vingt ans après les faits…
Police scientifique : criminalistique ou criminologie ?
La dénomination “police technique et scientifique” concerne l’usage de la criminalistique visant à administrer la preuve matérielle dans le procès pénal. Celle-ci est différente de la criminologie qui étudie le phénomène criminel. Par extension, les gendarmes comme les policiers sont désignés par les termes “policiers scientifiques”.
Quelles affaires ?
Enquêtes à charge et à décharge ?
Les spécialistes de la police technique et scientifique travaillent à charge et à décharge. Leurs prélèvements et analyses peuvent accabler un auteur ou au contraire disculper un suspect. Les exemples de preuves utilisées à décharge sont nombreux en France comme dans les pays étrangers. Aux États-Unis, le projet “innocence project” cherche à utiliser des analyses ADN pour disculper des condamnés qui se trouvent parfois dans le couloir de la mort (voir le site innocence project). Depuis 1992, dix-sept condamnés à mort ont pu ainsi être sauvés. En France, on peut citer l’affaire Dickinson où un SDF avait reconnu les faits de viol et de meurtre avant que son ADN l’innocente totalement.
Évolutions
Découvrez aussi :




