Publié le 14 avril 2023 et mis à jour le 02 avril 2026 par Thomas Q., ingénieur de police scientifique et formateur à la préparation au concours sur police-scientifique.com
Informations importantes à retenir
- La police nationale dispose de 5 laboratoires implantés à Paris, Lille, Lyon, Marseille et Toulouse.
- Ces structures relèvent du Service national de police scientifique (SNPS), créé en 2021.
- La gendarmerie nationale s’appuie de son côté sur l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), basé à Cergy-Pontoise.
- Les métiers exercés sur ces sites sont variés et sont exercés par des techniciens, techniciens principaux ou ingénieurs de police technique et scientifique.
- Leur mission principale est d’analyser les traces, indices et scellés utiles aux enquêtes judiciaires.
Les laboratoires de police scientifique (LPS) français sont des maillons essentiels dans la chaîne criminalistique de la police scientifique en France. Ils jouent un rôle central dans l’exploitation des traces et indices recueillis au cours des enquêtes judiciaires. Ils interviennent dans de nombreuses spécialités, de la biologie à la balistique, en passant par la chimie, les documents, les stupéfiants ou encore les traces numériques. Cette page vous explique où se trouvent ces laboratoires, comment ils sont organisés et quels concours permettent d’y travailler.
Vous cherchez à comprendre leur rôle, leur organisation ou les concours qui permettent d’y exercer ? Cette page vous donne une vue d’ensemble simple et actualisée.
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Combien existe-t-il de laboratoires de police scientifique en France ?
La police nationale s’appuie sur cinq laboratoires à compétence nationale (un scellé recueilli à Bordeaux pourrait très bien être analysé à Paris ou Marseille) répartis sur le territoire. Ils travaillent en réseau et sont pilotés par le SNPS, qui coordonne la police scientifique française pour de nombreuses missions techniques et analytiques.
La gendarmerie nationale dispose quant à elle de l’IRCGN, organisme de référence en sciences forensiques pour ses propres enquêtes et expertises.
Où se trouvent les cinq laboratoires de la police nationale ?
Les laboratoires sont implantés à Paris, Lille, Lyon, Marseille et Toulouse. Voici leurs coordonnées principales.
| Laboratoire | Adresse | Téléphone | |
|---|---|---|---|
| Paris | 3, rue Georges Politzer, 93200 Saint-Denis | 01 71 92 65 02 | snps-lps75@interieur.gouv.fr |
| Lille | 7, boulevard Vauban – CS 80007, 59041 Lille CEDEX | 03 20 12 89 89 | snps-lps59@interieur.gouv.fr |
| Lyon | 31, avenue Franklin Roosevelt, 69134 Écully CEDEX | 04 72 86 89 70 | snps-lps69@interieur.gouv.fr |
| Marseille | 97, boulevard Camille Flammarion, 13245 Marseille | 04 91 62 85 00 | snps-lps13@interieur.gouv.fr |
| Toulouse | 23, boulevard de l’Embouchure, 31021 Toulouse CEDEX 2 | 05 61 12 79 00 | snps-lps31@interieur.gouv.fr |
Pour une demande plus générale, il est également possible de contacter le SNPS à l’adresse snps@interieur.gouv.fr
À quoi servent ces laboratoires ?
Les laboratoires de la police scientifique analysent les scellés judiciaires transmis dans le cadre des enquêtes. Leur mission est de transformer des traces, prélèvements et objets saisis en résultats scientifiques utiles aux enquêteurs et aux magistrats.
Selon les spécialités présentes, ils peuvent notamment intervenir sur :
- la biologie et l’identification de la personne ;
- la balistique et les résidus de tir ;
- la chimie, les stupéfiants et la toxicologie ;
- les micro-traces ;
- les incendies et explosions ;
- les documents, l’informatique et les supports numériques.
La majorité du travail se fait en laboratoire, dans un environnement rigoureux, plus calme et plus cloisonné que les services directement exposés au terrain. Certains spécialistes peuvent toutefois intervenir à l’extérieur, notamment en balistique ou en incendie-explosion, pour réaliser des constatations ou des prélèvements techniques.
Comment sont-ils organisés ?
Les cinq laboratoires de la police nationale reposent sur une organisation proche, structurée autour de grandes divisions et de sections spécialisées.
On retrouve généralement :
- une division de l’identification de la personne : biologie pré-analytique, analytique et post-analytique ;
- une division chimie : incendie-explosion, micro-traces, stupéfiants, toxicologie ;
- une division armes et munitions : balistique, résidus de tir ;
- des fonctions support : accueil, informatique, qualité-métrologie, ressources humaines, budget et logistique.
L’ensemble est placé sous l’autorité d’un directeur et d’un directeur adjoint. Selon les sections, les missions peuvent être très différentes : analyses à la paillasse, gestion de dossiers, expertise, rédaction de rapports, conseil technique ou encore recherche et développement.
Quelle différence entre le SNPS et l’IRCGN ?
Le SNPS relève de la police nationale et regroupe les cinq laboratoires de police scientifique. L’IRCGN, lui, dépend de la gendarmerie nationale et est installé à Cergy-Pontoise.
Les deux structures ont le même objectif général : apporter un appui scientifique aux enquêtes judiciaires. La différence principale tient à leur rattachement administratif, à leur organisation interne et à leur mode d’intervention.
L’IRCGN est notamment structuré en plusieurs divisions spécialisées et peut projeter des unités sur des scènes complexes, en France comme à l’étranger, notamment pour les catastrophes ou les affaires criminelles majeures.
Quels métiers peut-on exercer sur ces sites ?
Les laboratoires emploient plusieurs profils de la filière scientifique. Le quotidien varie fortement selon le niveau de recrutement, l’affectation et la spécialité.
Technicien de police technique et scientifique
Le technicien de police technique et scientifique participe aux missions d’analyse, de comparaison et d’exploitation de traces ou indices. Selon son affectation, il peut aussi intervenir sur des fichiers biométriques ou des missions d’appui technique.
Technicien principal de police technique et scientifique
Le technicien principal de police technique et scientifique exerce dans une spécialité donnée avec un niveau de technicité plus élevé. Il peut être affecté en laboratoire, en identité judiciaire, en criminalistique numérique ou dans un service biométrique.
Ingénieur de police technique et scientifique
L’ingénieur de police technique et scientifique intervient davantage sur l’expertise, la validation scientifique, la conduite de projets et l’encadrement. Il peut travailler dans un laboratoire, au siège du SNPS ou dans des structures spécialisées.
Comment travailler dans un laboratoire de police scientifique ?
Dans la majorité des cas, l’accès à ces postes passe par la réussite d’un concours de la police scientifique. Le niveau attendu dépend du corps visé :
- niveau bac : concours de technicien de police technique et scientifique ;
- niveau bac +2 : concours de technicien principal de police technique et scientifique ;
- niveau bac +5 ou diplôme d’ingénieur : concours d’ingénieur de police technique et scientifique.
L’ouverture des spécialités, le nombre de postes et les affectations évoluent selon les sessions et les besoins du service. Il est donc utile de suivre régulièrement les publications officielles et les articles de préparation.
Pour approfondir, vous pouvez aussi consulter :
- les concours de la police scientifique ;
- la préparation au concours de technicien ;
- les annales du concours de technicien principal.
Conclusion
Les laboratoires de la police nationale occupent une place centrale dans l’exploitation scientifique des enquêtes pénales. Répartis sur cinq sites et intégrés au SNPS, ils couvrent un large éventail de spécialités utiles à la manifestation de la vérité. Pour la gendarmerie nationale, le laboratoire est l’IRCGN installé à Cergy-Pontoise.
Si vous souhaitez y faire carrière, l’étape la plus importante consiste à identifier le concours adapté à votre profil, puis à préparer sérieusement les épreuves et la spécialité correspondante.




