FAQ - Police Scientifique

Questions sur les métiers

Quelle est la différence entre un TIC et un personnel de PTS de la police ?

Un TIC fait partie de la gendarmerie ce qui signifie que son statut, sa carrière, ses obligations, son traitement net et ses droits sont différents de ceux d’un policier scientifique. Les gendarmes sont logés en caserne dans un logement de fonction et payent uniquement les charges. Ils peuvent être amenés à réaliser de nombreuses heures supplémentaires non rémunérées au cours d’une semaine de travail.

Depuis peu, tous les gendarmes qui veulent devenir TIC doivent valider l’examen d’OPJ. La carrière d’un TIC est très différente car celui-ci est avant-tout un gendarme avant d’obtenir la spécificité de TIC. Il doit donc faire l’école de sous-officier, puis postuler par la suite dans une BDRIJ (Brigade Départementale de Renseignements et d’Investigations Judiciaires) au poste de TIC sans garantie d’obtenir une place. Un TIC pourra reprendre son travail d’investigation, de maintient de l’ordre, d’assistance et secours et de sécurisation s’il en fait la demande. Un personnel scientifique de la police nationale n’a pas de compétences judiciaires et garde sa spécificité toute sa carrière. Pour travailler dans un laboratoire, un TIC pourra demander à être muté à l’IRCGN de Rosny-sous-Bois (93) alors qu’un personnel policier scientifique de police nationale travaillant en commissariat pourra demander à être muté dans un des six laboratoires repartis sur le territoire national (Paris (2), Lille, Lyon, Toulouse et Marseille). Un TIC peut être armé, il travaille en tenue alors qu’un personnel policier scientifique de police n’est pas armé et travaille en civil.

Un ASPTS va-t-il souvent sur le terrain ?

Cela dépend de son affectation. Un ASPTS affecté en laboratoire peut ne jamais faire de terrain alors qu’un ASPTS affecté en commissariat peut en faire presque chaque jour. Pour plus de renseignements, consulter la page sur le métier d’ASPTS

Quelle est l’évolution des salaires au cours de la carrière ?

Cliquer sur le lien pour consulter la grille des salaires des personnels scientifiques de la police nationale.

Bonjour, une fois le concours réussi, quelle formation allons-nous suivre et combien de temps dure t-elle?

Félicitations si vous venez d’être admis. Lorsque vous réussissez le concours d’ASPTS vous êtes stagiaire pendant un an. Vous devriez effectuer lors de cette première année deux à trois stages :
– Formation d’adaptation au poste d’ASPTS d’une durée de six semaines dont deux semaines sur site,
– La formation IJ-1 et IJ-2 d’une durée de 9 semaines (équivalent aux anciennes formations « Gestion de scène d’infraction (GSI) » et « Exploitation de traces en Police Technique et Scientifique » )

– La formation IJ-3 d’une durée de 2 semaines : Révélation de traces par procédés physico-chimiques

Questions sur les recherches de traces

Bonjour, je voudrais avoir des renseignements sur le prélèvement des indices sur une scène de crime et comment détecter des traces de sang ou de sperme lorsqu’elles sont invisible a l’oeil nu ?

Le prélèvement des indices est un domaine très large de la police scientifique puisque la variété des traces est immense (fibres, documents, traces digitales, traces biologiques, traces numériques, traces d’outils….) et il faudrait donc un livre entier pour tout expliquer en détail. Pour détecter des traces biologiques comme du sang ou du sperme, la première étape est l’observation visuelle. Si les traces sont invisibles à l’oeil nu sous lumière blanche, elles peuvent parfois être observées avec des lumières de longueur d’onde déterminées. Pour produire des lumières de longeur d’onde spécifique on utilise des appareillages nommés « crimescope » ou « polilight ». Les traces biologiques ont des spectres d’absorption et d’émission spécifiques et cela peut se traduire par des luminescences. Par exemple une trace de sperme, invisible en lumière blanche, excitée avec des lumières de longueur d’onde comprises de 200nm et 460nm, peut réémettre une lumière de longueur d’onde comprise entre 420 et 600nm. Toutefois, l’absence de luminescence ne permet pas de conclure à une absence de sperme. Le sperme absorbe une partie de la lumière et réémet une lumière de longueur d’onde plus élevée (perte d’énergie et donc longueur d’onde plus élevée), c’est ce qu’on appelle la luminescence. Celle-ci peut être observée à l’oeil nu et son observation peut être renforcée à l’aide de filtres colorés (lunettes filtrantes pour l’observateur ou filtre sur l’objectif d’un appareil photographique). Le sang n’a pas les mêmes propriétés que le sperme et n’est pas luminescent. L’hémoglobine absorbe certaines longueurs d’onde ce qui se traduit par un assombrissement de la tache. Mais pour observer des traces de sang invisibles et provoquer une luminescence, certains produits peuvent être utilisés comme le luminol ou le bluestar. Le bluestar provoque des réactions « chemiluminescentes » c’est à dire des réactions chimiques qui émettent de la lumière

Bonjour à partir de quand a t-on pu extraire du sang d’un textile en vu d’en déterminer le rhésus ?

La notion de groupes sanguins a été découverte en 1901 par un médecin Autrichien nommé Karl Landsteiner (lauréat du prix Nobel en 1930). Le sang humain est alors classé en quatre groupes principaux : A, B, AB et O. En 1940, c’est encore Landsteiner et son élève Wiener qui découvrent la notion de Rhésus. Un professeur de médecine légale Italien, Leone Lattes, développe des techniques pour détecter les anticorps A, B et O dans le sang et sur des traces de sang sec. En 1916, il publie l’exemple de deux cas où le groupe sanguin a été déterminé à partir de traces de sang sec, retrouvées sur des vêtements.

La procédure utilisée est une procédure d’absorption-élution. Lorsque du sang sèche sur un textile, les cellules se cassent mais les antigènes qui sont attachés aux membranes cellulaires des globules rouges restent. Pour trouver quels antigènes sont présents dans la membrane, des anticorps sont ajoutés au tissu ensanglanté. Si l’antigène contre lequel les anticorps sont dirigés est présent dans la trace de sang, les anticorps sont accrochés par cet antigène. L’excès d’anticorps est ensuite lavé. Ensuite, ces liaisons spécifiques peuvent être rompues et une élution peut permettre de récupérer les anticorps accrochés. Pour savoir si des anticorps ont été récupérés dans l’éluant, des cellules tests sont ajoutées. Si beaucoup de ces anticorps sont présents, ils s’agglutinent aux cellules tests permettant d’en déduire le groupe sanguin de la trace. La méthode utilisée pour déterminer le rhésus à partir d’une trace de sang sèche est assez proche de la méthode décrite ci-dessus et a pu être développée dans les années 1940.

Question de médecine légale

Si vous avez un squelette humain devant vous, comment connaître la couleur de peau de la victime ?

A partir d’un squelette une étude anthropologique permet de déterminer le sexe, une indication d’âge (avec une précision faible et décroissante avec les années) et plus difficilement l’origine « ethno-géographique » de l’individu décédé. Le brassage génétique fait que les techniques utilisées donnent des résultats peu fiables avec un pourcentage d’erreur important (le résultat ne peut être donné qu’avec une probabilité faible).

Une première approche pour déterminer l’origine ethno-géographique est une étude des os du squelette comme le bassin, le crâne et le fémur. Ce sont principalement les caractères squelettiques faciaux (comme la distance interorbitaire) qui permettent d’estimer une origine ethno-géographique d’une victime.

Une deuxième approche consiste à prélever un os pour extraire de l’ADN. L’ADN permet ensuite de déterminer une origine ethno-géographique d’une victime. Le médecin légiste prélève prioritairement le fémur qui est l’os le plus long du squelette mais aussi le plus épais et le plus solide. Cet os permet d’optimiser les chances d’établir un profil génétique. Toutefois, d’autres os ayant une moelle abondante comme le tibia, le sternum et les cotes, peuvent être utilisés.

J’aimerai savoir si sur un rapport d autopsie il doit y avoir la date et l heure du décès automatiquement.

Contrairement à ce que l’on peut voir dans des fictions, la datation précise de la mort est très difficile voire impossible. Trop de paramètres entrent en jeu et pour pouvoir déterminer précisément le délai post-mortem. Toutefois des estimations peuvent être réalisées.

Pour estimer de manière fiable ce délai, les légistes doivent impérativement disposer d’un maximum de données relatives à la levée de corps (rigidité cadavérique, lividités, température interne du cadavre, entomologie). L’estimation du délai post-mortem n’est pas obligatoire, les légistes se contentent en général de répondre à la réquisition précise d’un juge qui peut uniquement demander de « déterminer les causes de la mort » et non de la dater.

Questions sur le concours ASPTS

Le concours d’ASPTS est-il national ?

Non, il est déconcentré dans les régions administratives de police gérées par les SGAP (voir carte des zones et départements pour les concours) contrairement à ceux de technicien et d’Ingénieur. Les concours ont lieu dans les grandes villes de la région administrative et les postes proposés sont dans la région administrative dans laquelle le candidat passe le concours.

Peut-on se présenter au concours d’ASPTS dans plusieurs SGAP ?

Oui, c’est autorisé mais parfois c’est impossible car les épreuves se déroulent le même jour dans plusieurs centres d’examen.

L’affectation à l’issue du concours est-elle définitive ?

Non, une demande de mutation au niveau national pourra être faite par la suite.

Le concours d’accès est-il ouvert a tout public ou uniquement aux personnes de nationalité française ?

Le concours est ouvert aux seuls candidats de nationalité Française.

Bonjour,je souhaiterai savoir comment se déroule l’affectation une fois que l’on est admis au concours ?

Une fois admis, on vous proposera un ou plusieurs postes (en fonction de votre classement) pour une prise de fonction rapide (cela peut être quelques semaines plus tard). Vous effectuerez ensuite votre année de « stagiaire ».

Je passe en ce moment le concours d’ASPTS, et j aimerais savoir (en cas de réussite) si notre affection est faite sur notre département de résidence ?

Les concours sont organisés par les bureaux de recrutement des Secrétariats Généraux pour l’Administration de la Police (SGAP). Le recrutement est déconcerté, c’est à dire que l’affectation initiale de l’ASPTS se situera dans la « zone » dans laquelle l’agent passe le concours. Chaque zone comprend de nombreux départements( cf. section concours)

Quand ont-lieu les concours ?

Pour connaître la date des concours d’ASPTS, le candidat peut se renseigner régulièrement sur le site officiel du ministère de l’intérieur en cliquant ici

Combien y a t-il de places d’ASPTS chaque année ? Quel est le nombre de places avec le niveau brevet ?

On ne peut pas répondre à cette question, le nombre de postes ouverts au concours est différent chaque année. Quel que soit le niveau d’étude des candidats le nombre de places reste le même.

Bonjour, je viens de lire les conditions pour passer un concours mais si on passe en interne faut il obligatoirement avoir des diplômes ? J’ai un niveau seconde et je suis dans la fonction publique depuis 1990.

Vous pouvez vous inscrire aux concours internes d’ASPTS ou de technicien sans condition de diplôme. Ces deux concours sont ouverts aux fonctionnaires et agents publics de l‘Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent, comptant au moins un an (concours ASPTS) ou au moins quatre ans (concours technicien) de services publics effectifs au 1er janvier de l’année au titre de laquelle est organisé le concours.De plus, les mères et pères de famille d’au moins trois enfants qu’ils élèvent ou ont élevé effectivement ainsi que les sportifs de haut niveau peuvent faire acte de candidature sans condition de diplôme.

L’inscription au concours est-elle payante ?
Non, l’inscription est gratuite.

Les notes des tests psychotechniques sont-elles prises en compte pour la note finale ?
Non, seules le notes des épreuves d’admissibilité et d’admission comptent dans la note définitive.

Doit-on choisir une spécialité pour le concours d’ASPTS ?
Non, contrairement aux concours de technicien ou d’ingénieur aucune spécialité n’est à spécifier.

Si on est accepté au concours, est-on sur d’être engagé ensuite ?
Oui, sauf si le lauréat n’apporte pas satisfaction lors de sa première année (c’est relativement rare).

Bonjour, j’aimerai savoir s’il existe un calendrier pour les concours de la Police technique et scientifique en France pour l’année 2013 ?
Le concours n’est pas encore ouvert pour l’année 2013, le nombre de postes n’est pas connu.

Bonjour. Pour les métiers de police scientifique, existe-t-il toujours une question de taille pour les femmes ?
Il n’existe pas de limite de taille pour les concours de la police scientifique.

Questions sur le concours Technicien de PTS

Peut-on passer le concours dans plusieurs spécialités ?

Non, le concours est national et a lieu le même jour et à la même heure dans toutes les spécialités

Bonjour, je suis actuellement un étudiant qui souhaiterais passer les concours de la police scientifique et je voudrais savoir comment se passe la répartition des postes entre les laboratoires et les services d’identité judiciaire? Peut-on choisir d’être dans l’un ou l’autre ?

Si vous passez le concours d’ASPTS l’affectation se fait principalement dans un service d’Identité Judiciaire (IJ) et plus rarement dans un laboratoire. Toutefois, lors de votre inscription, vous ne pouvez pas choisir votre affectation.
Si vous passez le concours de technicien de PTS, vous devez choisir, lors de votre inscription, une spécialité parmi celles proposées : chimie, biologie, informatique, balistique, qualité, électronique, physique ou encore identité judiciaire. Pour travailler dans un service d’identité judiciaire, il vous faut passer le concours dans cette spécialité. Les spécialités balistique ou informatique peuvent vous amener à travailler dans un SRIJ (Service Régional d’Identité Judiciaire) ou un SRITT (Service Régional de l’Informatique et des Traces Technologiques) mais toutes les autres spécialités vous conduiront automatiquement dans un laboratoire. Une fois le concours réussi, les passerelles sont possible entre les laboratoires et les services d’IJ, mais il faut pour cela obtenir une mutation.

Sur le site du gouvernement, il est stipulé que l’on peut avoir un diplôme de niveau Bac+2 pour devenir technicien, mais peut-on postuler même s’il s’agit d’un diplôme autre que scientifique ?

Les candidats au concours de technicien PTS peuvent postuler avec un diplôme de niveau Bac+2 quelque soit la spécialité du diplôme. Vous pouvez donc postuler au concours de technicien PTS, mais sans bagage scientifique, vos chances de réussite sont sérieusement compromises.

Ayant obtenu un Master de droit privé et sciences criminelles, je travaille pour passer les concours d’officier et de commissaire de police, mais je serais également intéressée par un métier dans la police technique et scientifique. Dois-je continuer des études (repasser une licence ou un master scientifique), ou puis-je postuler avec mon bagage universitaire ?

Vous pouvez effectivement postuler pour un nouveau diplôme scientifique puis passer le concours mais cela ne garantirait pas votre succès. Au vu de votre niveau d’étude et de la spécificité de votre diplôme, il serait plus judicieux de vous focaliser sur la réussite au concours d’officier ou de commissaire de police. Si vous réussissez un de ces deux concours, vous pourrez par la suite demander à travailler dans un service spécialisé en police technique et scientifique (IJPP à Paris, SRIJ en province, SDPTS à Ecully)

Je souhaite passer le concours dans la spécialité biologie, y a t il des laboratoires de la police scientifique (concernant le biologique) dans chaque régions ?

Pour les laboratoires publics, il en existe uniquement à Paris, Lille, Lyon, Marseille et Toulouse.La police scientifique sous-traite une partie des analyses biologiques. Voici quelques laboratoires où vous pouvez orienter vos recherches :

IGNA (Nantes principalement et Marseille) / CODGEN à strasbourg / Laboratoire d’hématologie légale à Bordeaux
Azur Génétique à Nice / Biomnis

Bonjour, On m’a dit qu’il est nécessaire de posséder le permis de conduire pour être technicien de police scientifique, est- vrai ? Je n’ai trouvé aucune information à ce sujet. Merci de m’en dire plus.

Vous pouvez vous présenter au concours de technicien de PTS sans posséder le permis B. En revanche, il vous faudra l’obtenir au plus tard le jour de votre titularisation comme le stipule le décret n°2005-1204 du 26 septembre 2005 portant statut particulier du corps des techniciens de police technique et scientifique de la police nationale :
« Les fonctionnaires nommés en application des dispositions du présent article doivent, au moment de leur titularisation dans le corps, être titulaires du permis de conduire les véhicules automobiles (catégorie B) ou d’un titre équivalent délivré par un Etat membre de la Communauté européenne. »

Demande de stage ou d'interview

Bonjour, est il possible d’effectuer un stage de technicien supérieur chimiste dans les laboratoires de police scientifique ? Cordialement.

Pour effectuer une demande de stage adressez-vous directement à un des six laboratoires de PTS Français. Les demandes de stage sont nombreuses et ne peuvent bien sûr pas toutes être satisfaites. Les adresses mail des laboratoires sont présentes sur la dernière page de la brochure de présentation de l’INPS mise en ligne par le ministère de l’intérieur. Vous pouvez envoyer un CV et une lettre de motivation pour proposer votre candidature.

Je suis une élève de 3e et la Police Scientifique m’a toujours attirée. J’aimerais en savoir plus sur ce métier passionnant. Je suis une élève sérieuse, motivée, curieuse et j’ai beaucoup de volonté. Je dois effectuer un stage et une interview dans le cadre d’un projet professionnel. J’espère que vous pourrez m’accorder du temps pour un entretien et me réserver une place chez vous suite à ma demande.

Vous pouvez effectuer cette requête au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie les plus proche de chez vous ou encore à un des six laboratoires Français de PTS. Ces types de demande pour des élèves non bachelier sont rarement satisfaites pour plusieurs raisons : fréquence très élevée des demandes, confidentialité et difficulté du travail, manque de moyens humains et matériels pour vous accueillir ou répondre à vos questions.

Questions sur l'historique de la PTS

Quelle est la première utilisation de l’outil génétique par la police française, et d’une manière générale, comment la découverte du professeur Alec Jeffrey s’est fondue dans l’arsenal de notre police scientifique ?

Le premier laboratoire à mettre en place et utiliser les analyses ADN à des fins policières, c’est le laboratoire de génétique du CHU de Nantes. C’était fin 1988. Les premiers scientifiques de la Gendarmerie et de la Police scientifique ont été formés par ce laboratoire à la fin des années 80/début des années 90. Les laboratoires n’ont commencé à appliquer les techniques ADN dans leurs enquêtes qu’à partir de cette période.

En 1989, le comité consultatif national d’éthique préconisait pour les analyses ADN un « agrément spécial des laboratoires, la nécessité d’une décision de justice, la désignation des seuls laboratoires agréés comme experts devant les juridictions ». En 1994, la loi du 29 juillet relative au respect du corps humain permettait de cadrer légalement les identifications par les empreintes génétiques.

Parmi les premières analyses réalisées, on peut évoquer l’affaire du viol et du meurtre de Natacha Danais en novembre 1990 à Rezé (on a su ensuite que c’était Fourniret l’auteur) ou l’affaire de Van Geloven, un pédophile qui avait enlevé deux fillettes, cousines, du côté de Perpignan. Mais dans ces deux cas, l’analyse n’avait pas été concluante et l’ADN n’avait pas fait parler de lui.

Parmi les premiers succès « médiatiques » de l’ADN on peut citer l’affaire Dickinson en 1996, l’affaire Guy Georges où un profil ADN est établi fin 1994 avant qu’un rapprochement soit effectué en 1998 (cette affaire est importante car elle a été un des détonateurs, une prise de conscience supplémentaire dans la décision de la création du FNAEG par la loi du 17 juin 1998) ou encore l’affaire des disparus de Mourmelon où l’ADN mitochondrial était utilisé avec succès en 1998.

Questions sur des affaires

Bonjour, que pensez-vous de l’affaire grégory villemin, pensez-vous que les expertises vocales vont donner une réponse? La PTS va t’elle répondre à cette affaire ?

Cette affaire est une des affaires judiciaires la plus sensible de ces vingt dernières années. Pour vous faire une idée de la pression médiatique, n’hésitez pas à lire l’excellent livre de Laurence Lacour, le bûcher des innocents. La PTS a subit un échec cuisant dans cette affaire, elle doit maintenant se rattraper, mais 26 ans plus tard, c’est difficile. L’instruction est encore ouverte et l’état des scellés n’est pas connu avec précision, il est donc impossible de répondre sur ce que vont apporter les dernières expertises. Il est peu probable que les expertises vocales permettent d’identifier formellement un auteur si les cassettes ne sont pas de bonne qualité. Pour plus de détails, consulter la page Identification vocale en criminalistique

Bonjour, à propos de l’enquête sur Omar m’a tuer, il me vient une question : vu que la victime a sa main gauche mutilée, peut-être qu’il s’agit d’un geste d’autodéfense ?

Même s’il est difficile de l’affirmer, il semble que les blessures soient compatibles avec un geste d’autodéfense et c’est d’ailleurs la conclusion des enquêteurs et des légistes.