Article mis à jour le 9 mai 2026 pour intégrer la création du Service national de police scientifique, la réforme territoriale de la police nationale et la nouvelle organisation des services de police scientifique.
Les fonctionnaires de la police scientifique, aussi appelée police technique et scientifique ou PTS, participent à la recherche, à la conservation et à l’exploitation de la preuve dans les enquêtes judiciaires. Leur rôle est de rechercher, prélever, révéler, analyser et comparer les traces et indices utiles aux enquêteurs et aux magistrats.
En France, la police scientifique est principalement exercée par deux grandes institutions : la police nationale, placée sous l’autorité de la Direction générale de la police nationale (DGPN), et la gendarmerie nationale, placée sous l’autorité de la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN).
Dans le langage courant, l’expression “police scientifique” peut donc désigner aussi bien les services scientifiques de la police nationale que ceux de la gendarmerie.
Malgré quelques exceptions, la répartition des compétences est assez simple : la police nationale intervient surtout en zone urbaine, tandis que la gendarmerie intervient surtout en zone rurale. Cette distinction reste utile pour comprendre l’organisation générale, même si, dans la pratique, les compétences peuvent être plus complexes selon les territoires, les services saisis et les besoins de l’enquête.
Depuis la création du Service national de police scientifique en 2021 et la réforme territoriale de la police nationale entrée en vigueur en janvier 2024, l’organisation de la police scientifique a profondément changé. Les anciens sigles comme INPS, SCPTS, SRIJ, SLPT, BT ou GEC peuvent encore apparaître dans d’anciens documents, mais ils ne correspondent plus exactement à l’organisation actuelle. Un article vous permet de mieux comprendre l’organisation de la police scientifique entre 1985 et 2024.
La police scientifique dans la police nationale
Dans la police nationale, le service central de référence est aujourd’hui le Service national de police scientifique, plus connu sous le sigle SNPS. Il est placé sous l’autorité de la DGPN. Son siège est situé à Écully, près de Lyon.
Le SNPS a été créé pour unifier et moderniser la gouvernance de la police scientifique dans la police nationale. Il résulte notamment de la fusion entre l’ancien Service central de la police technique et scientifique, appelé SCPTS, et l’ancien Institut national de police scientifique, appelé INPS. Autrement dit, l’INPS n’existe plus comme structure active : les laboratoires font désormais partie du SNPS.
En 2026, environ 350 personnels travaillent au sein du SNPS.
Les grandes missions du SNPS
Le SNPS définit les méthodes, les doctrines d’emploi, les priorités et les orientations nationales de la police scientifique. Il intervient aussi dans la formation, l’innovation, la recherche et développement, la gestion des fichiers d’identification et l’appui opérationnel aux services d’enquête.
Les services nationaux de police scientifique de la police nationale
Le SNPS dispose de plusieurs structures à vocation nationale qui assurent les analyses spécialisées, l’appui aux enquêtes complexes, la gestion de certains fichiers et le soutien technique aux services territoriaux.
Les laboratoires de police technique et scientifique
La police nationale compte 5 laboratoires de police scientifique situés à Lille, Lyon, Marseille, Paris et Toulouse. Ils ont une compétence nationale et réalisent des analyses scientifiques sur les scellés transmis par les enquêteurs, les officiers de police judiciaire ou les magistrats.
Environ 800 fonctionnaires travaillent dans ces laboratoires. Leur activité est principalement centrée sur l’analyse des traces et indices, la gestion des scellés, la rédaction de rapports et l’appui technique aux services d’enquête.
Les laboratoires interviennent dans de nombreux domaines : biologie-génétique, toxicologie, stupéfiants, balistique, incendies et explosions, documents et écritures, micro-traces, traces papillaires ou encore criminalistique numérique. Ils analysent par exemple des armes, munitions, vêtements, prélèvements biologiques, documents, téléphones, produits stupéfiants ou objets retrouvés sur une scène d’infraction.
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre article dédié aux laboratoires de police scientifique.
Le Laboratoire central de criminalistique numérique
Le Laboratoire central de criminalistique numérique, ou LCCN, apporte un appui national dans le domaine des traces numériques. La criminalistique numérique occupe une place croissante dans les enquêtes : téléphones, ordinateurs, vidéos, fichiers audio, GPS, drones, objets connectés, supports de stockage ou données issues d’applications peuvent contenir des informations essentielles.
Au niveau territorial, des personnels de police scientifique peuvent également travailler dans des antennes ou détachements de l’Office anti-cybercriminalité (OFAC), notamment pour exploiter des supports numériques ou assister les enquêteurs spécialisés.
Les unités nationales opérationnelles
Le SNPS dispose aussi d’unités capables d’intervenir sur des situations complexes ou exceptionnelles.
- L’Unité nationale d’intervention (UNI) crée en 1996, apporte un appui sur les scènes complexes, les affaires graves ou les attentats.
- L’unité CONSTOX pour “constatations en milieu toxique”, a été lancée en 2009 et intervient en milieu contaminé par des risques nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques ou explosifs. L’objectif de cette unité est de recueillir des traces et indices, réaliser des constatations judiciaires et participer, si nécessaire, à l’identification de victimes.
- L’UPIVC, unité de police d’identification des victimes de catastrophes, intervient lors de catastrophes de masse, attentats ou événements de grande ampleur. Cette unité a vu le jour à la suite de la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc, qui constitua la première intervention mobilisant une unité spécialisée dans la collecte d’éléments d’identification ante mortem et post mortem.
Ces unités prolongent certaines missions qui existaient déjà dans l’ancienne organisation, mais elles sont aujourd’hui intégrées dans la structure nationale du SNPS.
Les fichiers d’identification
Le SNPS assure également la direction d’application de fichiers biométriques importants, comme le FAED, fichier automatisé des empreintes digitales, et le FNAEG, fichier national automatisé des empreintes génétiques. Ces fichiers permettent de comparer des traces ou profils relevés dans des enquêtes avec des données déjà enregistrées.
Les services territoriaux de police scientifique
La police scientifique ne fonctionne pas uniquement avec des laboratoires. Une grande partie de l’activité est réalisée par les services territoriaux, au plus près des scènes d’infraction et des enquêteurs. Sur le territoire français, la police scientifique réalise environ 500 déplacements par jour pour intervenir sur des scènes d’infraction. Environ 3000 fonctionnaires travaillent aujourd’hui dans les services de terrain.
Depuis la réforme de la police nationale entrée en vigueur en janvier 2024, les policiers scientifiques en province dépendent des services départementaux ou interdépartementaux de police judiciaire, au sein des Directions Départementales de Police Nationale (DDPN) ou des Directions Interdépartementales de Police Nationale (DIPN). L’organisation varie selon les territoires, mais on retrouve aujourd’hui des divisions de police scientifique (DPS), des divisions locales de police scientifique (DLPS), des bases de police scientifique et des plateaux techniques.
Les divisions de police scientifique
Les divisions de police scientifique, ou DPS, constituent souvent le service territorial principal de police scientifique dans un département ou une zone importante. Elles peuvent intervenir sur des scènes d’infraction, assurer des missions d’identification, réaliser des prélèvements et participer au traitement des traces.
Selon les départements, une DPS peut comprendre une section intervention, une section identification, une section criminalistique conventionnelle ou des personnels spécialisés en criminalistique numérique. Toutes les divisions n’ont pas exactement la même organisation : cela dépend du territoire, de l’activité judiciaire et du niveau de technicité attendu.
Les divisions locales et bases de police scientifique
Les divisions locales de police scientifique, ou DLPS, et les bases de police scientifique, ou BPS, assurent une mission de proximité. Elles interviennent notamment sur la délinquance du quotidien : cambriolages, vols à la roulotte, dégradations, découvertes de véhicules volés ou violences.
Ces services peuvent réaliser des signalisations, rechercher des traces papillaires ou biologiques, photographier les lieux, réaliser des prélèvements, conditionner des objets ou transmettre des traces à un service plus spécialisé.
Les plateaux techniques
Les plateaux techniques ont remplacé une partie des anciens petits laboratoires locaux de révélation de traces papillaires. Ils permettent de traiter des objets dans de meilleures conditions de qualité, de traçabilité et de sécurité.
On distingue notamment les plateaux techniques de proximité, ou PTP, et les plateaux techniques zonaux de proximité, ou PTZP. Ils réalisent principalement des révélations de traces papillaires sur des supports variés, selon des méthodes et protocoles encadrés.
Les missions concrètes des policiers scientifiques de terrain
Les personnels de police scientifique affectés sur le terrain réalisent une grande diversité de missions. Contrairement à l’image donnée par les séries télévisées, la majorité des interventions ne concerne pas les homicides, mais la petite et moyenne délinquance.
La signalisation des mis en cause
La signalisation consiste à photographier les personnes mises en cause, relever leurs empreintes digitales et palmaires, et parfois effectuer un prélèvement génétique à l’aide d’un kit FTA. Ces opérations permettent d’alimenter des fichiers d’identification et de faciliter les rapprochements judiciaires.
Les constatations sur scène d’infraction
Lorsqu’un service de police scientifique se déplace sur une scène d’infraction, il commence par prendre en compte les lieux. Il peut réaliser des photographies, établir un plan, rechercher des traces visibles ou invisibles, prélever des objets, effectuer des écouvillonnages ou conditionner des indices sous scellés.
Le gel des lieux est une étape essentielle. Il permet de préserver les traces et d’éviter les contaminations ou les déplacements d’indices avant l’arrivée des personnels compétents.
La recherche de traces
Les policiers scientifiques recherchent notamment des traces papillaires, biologiques, de chaussures, d’outils, de pneumatiques, de contact ou encore des traces numériques. Les traces papillaires peuvent être révélées par des procédés physiques, chimiques ou physico-chimiques selon les supports.
Les traces biologiques peuvent être visibles, comme une trace de sang, ou invisibles, comme une trace de contact. Elles peuvent être prélevées par écouvillonnage puis envoyées en laboratoire pour analyse.
L’identification
Les sections identification exploitent les traces digitales ou palmaires relevées sur les scènes d’infraction. Elles peuvent effectuer des comparaisons avec les empreintes d’un suspect ou utiliser le FAED pour rechercher un rapprochement avec une personne déjà enregistrée.
La criminalistique numérique
La criminalistique numérique est devenue une composante essentielle de la police scientifique. De nombreuses affaires comportent désormais au moins un élément numérique : téléphone, ordinateur, vidéo, messagerie, réseau social, GPS, objet connecté ou support de stockage.
Les spécialistes peuvent extraire, analyser, comparer ou interpréter des données numériques utiles à l’enquête. Ils peuvent travailler au niveau national, au sein du LCCN, ou au niveau territorial, notamment dans des antennes ou détachements de l’Office anti-cybercriminalité (OFAC).
La police scientifique dans la gendarmerie nationale
La gendarmerie nationale dispose elle aussi d’une organisation scientifique structurée. Les gendarmes scientifiques travaillent notamment dans les cellules d’identification criminelle, sur les scènes d’infraction, et à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, l’IRCGN.
Depuis le 1er septembre 2025, ces capacités s’inscrivent aussi dans le cadre de l’UNPJ, l’Unité nationale de police judiciaire de la gendarmerie nationale. Cette structure récente regroupe les moyens nationaux de police judiciaire de la gendarmerie autour de trois grands piliers : le renseignement, l’investigation et la criminalistique.
L’UNPJ comprend notamment l’IRCGN, les offices centraux, le service central de renseignement criminel, l’unité nationale d’investigation et l’unité nationale cyber. Cette dernière pilote et anime le dispositif de lutte contre les cybermenaces de la gendarmerie ; elle comptait 165 personnels en 2024 et coordonne un réseau de plus de 10 000 cybergendarmes répartis sur le territoire.
Les personnels de gendarmerie qui exercent des missions de police scientifique ont souvent une qualification judiciaire. Ils peuvent donc, selon leur statut et leur qualification, réaliser des actes d’enquête, rédiger des procès-verbaux et intervenir dans un cadre judiciaire plus large.
Les cellules d’identification criminelle
Les cellules d’identification criminelle, ou CIC, assurent les missions de police scientifique en zone gendarmerie. Les techniciens en identification criminelle, appelés TIC, interviennent sur les scènes d’infraction pour rechercher, prélever et exploiter des traces.
La gendarmerie dispose aussi de TIC de proximité, formés aux actes simples de police scientifique, notamment pour les faits de délinquance courante.
L’IRCGN
L’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, ou IRCGN, est le laboratoire national de criminalistique de la gendarmerie. Implanté à Pontoise, il compte environ 240 personnels militaires et civils.
Il intervient dans de nombreux domaines : biologie, génétique, balistique, incendies, explosifs, toxicologie, empreintes digitales, documents, numérique, véhicules, anthropologie, odontologie, médecine légale ou encore faune et flore forensiques.
L’IRCGN peut aussi projeter des spécialistes sur des scènes particulièrement complexes, en France ou à l’étranger, notamment pour des crimes graves, des catastrophes, des accidents majeurs ou des opérations d’identification de victimes.
Police nationale et gendarmerie : quelles différences ?
La police nationale et la gendarmerie poursuivent le même objectif : contribuer à la manifestation de la vérité grâce aux traces et indices. Mais leur organisation est différente.
Dans la police nationale, la filière scientifique est pilotée par le SNPS. Elle s’appuie sur les laboratoires de police scientifique, les services territoriaux comme les DPS, DLPS et BPS, les plateaux techniques, les unités nationales et les services spécialisés en criminalistique numérique.
Dans la gendarmerie nationale, les missions de police scientifique sont intégrées à l’organisation judiciaire de la gendarmerie. Elles reposent notamment sur les cellules d’identification criminelle, les techniciens en identification criminelle et l’IRCGN.
Les personnels de police technique et scientifique
Dans la police nationale, les personnels spécialisés appartiennent principalement aux corps des techniciens de police technique et scientifique et des ingénieurs de police technique et scientifique. Ils peuvent exercer en laboratoire, dans un service de terrain, en criminalistique numérique, dans une section identification ou dans un service chargé des fichiers biométriques.
Les techniciens et ingénieurs de police scientifique ne sont pas des policiers actifs au sens statutaire du terme. Ils ne portent pas l’uniforme classique de police et ne sont pas armés comme les gardiens de la paix, officiers ou commissaires. Ils participent toutefois directement au processus de la preuve et peuvent être amenés à intervenir sur des scènes d’infraction, parfois dans des contextes difficiles.
L’École nationale de police scientifique
L’École nationale de police scientifique est implantée à Écully et elle a été rattachée à l’académie de police en 2024. Elle est chargée de la scolarité des techniciens et ingénieurs de police scientifique, ainsi que de la formation continue des personnels scientifiques et des personnels actifs affectés dans un service de police scientifique.
Cette école joue un rôle important dans la professionnalisation de la filière : formation aux techniques de prélèvement, d’analyse, de comparaison, de révélation de traces, de criminalistique numérique et de gestion de scène d’infraction.
Ce qu’un candidat au concours doit retenir
- Le service national de référence dans la police nationale est le SNPS.
- Le siège du SNPS se situe à Écully, près de Lyon.
- La police nationale dispose de 5 laboratoires de police scientifique : Lille, Lyon, Marseille, Paris et Toulouse.
- L’INPS n’existe plus comme structure active : les laboratoires font aujourd’hui partie du SNPS.
- Les services territoriaux actuels comprennent notamment les DPS, DLPS, BPS, PTP et PTZP.
- Les anciens sigles SRIJ, SLPT et BT sont utiles à connaître, mais ils correspondent à l’ancienne organisation.
- La gendarmerie dispose de sa propre organisation avec les CIC, les TIC et l’IRCGN.
| Sigle | Signification | Rôle principal |
|---|---|---|
| SNPS | Service national de police scientifique | Pilote la filière scientifique de la police nationale. |
| LCCN | Laboratoire central de criminalistique numérique | Apporte un appui national sur les traces numériques. |
| DPS | Division de police scientifique | Service territorial principal dans certains départements. |
| DLPS | Division locale de police scientifique | Assure des missions de proximité en police scientifique. |
| BPS | Base de police scientifique | Intervient sur les faits courants et les actes simples de PTS. |
| PTP | Plateau technique de proximité | Traite notamment certains objets pour révéler des traces papillaires. |
| PTZP | Plateau technique zonal de proximité | Plateau technique à vocation zonale, avec un niveau d’activité plus important. |
| FAED | Fichier automatisé des empreintes digitales | Compare les traces digitales et palmaires avec des empreintes enregistrées. |
| FNAEG | Fichier national automatisé des empreintes génétiques | Compare les profils ADN avec des profils déjà enregistrés. |
| IRCGN | Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale | Laboratoire national de criminalistique de la gendarmerie. |
| CIC | Cellule d’identification criminelle | Assure les constatations de police scientifique en zone gendarmerie. |
| TIC | Technicien en identification criminelle | Gendarme spécialisé dans les constatations et les prélèvements de traces. |
| UNPJ | Unité nationale de police judiciaire | Regroupe les capacités nationales de police judiciaire de la gendarmerie. |
| UNC | Unité nationale cyber | Pilote et anime le dispositif cyber de la gendarmerie. |
FAQ sur l’organisation de la police scientifique
Qui dirige la police scientifique dans la police nationale ?
La police scientifique de la police nationale est pilotée par le Service national de police scientifique, placé sous l’autorité du directeur général de la police nationale.
Combien y a-t-il de laboratoires de police scientifique ?
La police nationale dispose de 5 laboratoires de police scientifique situés à Lille, Lyon, Marseille, Paris et Toulouse. Ils ont une compétence nationale.
Quelle est la différence entre le SNPS et les laboratoires ?
Le SNPS pilote la filière scientifique de la police nationale. Les laboratoires de police scientifique font partie du SNPS et réalisent les analyses spécialisées sur les scellés.
Quelle est la différence entre une DPS et un laboratoire ?
Une DPS intervient principalement sur le terrain : scènes d’infraction, signalisation, photographies, prélèvements et recherches de traces. Une DPS peut contenir un plateau technique de proximité ou PTP qui est en quelque sorte un “laboratoire de proximité”. Un laboratoire réalise des analyses scientifiques approfondies sur les scellés transmis par les enquêteurs.
Que sont devenus les SRIJ, SLPT et bases techniques ?
Les anciens sigles SRIJ, SLPT et BT correspondaient à l’ancienne organisation territoriale de la police technique et scientifique. Depuis les réformes récentes, ces missions sont principalement exercées dans les DPS, DLPS, BPS, sections identification et plateaux techniques.
La gendarmerie a-t-elle aussi une police scientifique ?
Oui. La gendarmerie nationale dispose notamment de cellules d’identification criminelle, de techniciens en identification criminelle et de l’IRCGN, son institut national de criminalistique.
Quelle différences entre police et gendarmerie scientifique ?
Ils effectuent les mêmes missions principales : recherches de traces et indices et exploitation de ces traces pour la manifestation de la vérité. En revanche, leur organisation est différente.
| Institution | Services de terrain | Laboratoire national | Zone principale |
|---|---|---|---|
| Police nationale | DPS, DLPS, BPS, plateaux techniques | SNPS et laboratoires de police scientifique | Zones urbaines |
| Gendarmerie nationale | CIC, TIC, TIC de proximité | IRCGN | Zones rurales et périurbaines |
Où travaillent les techniciens de police scientifique ?
Les techniciens de police scientifique peuvent travailler dans un laboratoire, une division de police scientifique, une base de police scientifique, un plateau technique, un service d’identification, un service de criminalistique numérique ou un service chargé des fichiers biométriques.






