On peut évoquer les inconvénients liés à l’utilisation de la police scientifique ou les inconvénients liés au métier, une fois le concours obtenu.
Concernant le travail dans la police technique et scientifique, chaque fonctionnaire de PTS qu’il soit technicien, technicien principal ou ingénieur de police scientifique aura un avis très personnel. Les inconvénients dépendent du grade, mais aussi de la fonction exercée. Par exemple, les contraintes du travail en laboratoire seront différentes de celles rencontrées dans un service territorial.
Les inconvénients liés au métier
En parcourant les différents témoignages sur ce site, on se rend bien compte que les métiers de la police scientifique sont très prisés. Pourtant, ils comportent quelques inconvénients parmi lesquels :
- Le statut du policier scientifique. Comme l’expliquait le secrétaire national du syndicat SNIPAT Xavier Depecker au cours de son interview, le statut d’un policier scientifique n’est pas adapté à ses missions. L’inconvénient majeur est que le salaire ou les avantages ne sont pas les mêmes que pour les policiers actifs. Par exemple, une partie des primes ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite, et il n’existe pas de bonification pour le départ en retraite.
- Les astreintes. Même si l’essence même du travail de nombreux policiers scientifique est l’intervention sur le terrain, les astreintes sont une contrainte influant sur la vie personnelle et la fatigue. Stéphane l’explique dans son interview que vous trouverez ici. Les fonctionnaires de PTS intervenant sur le terrain dans un service d’identité judiciaire de type DPS ou DLPS (Division ou Division Locale de Police Scientifique) sont rappelables nuits et week-end lorsqu’ils sont d’astreinte. Cela demande une forte disponibilité.
- Le manque de moyens et de personnels qui peut exister dans certains services, comme l’évoque Marie, qui travaille dans un service de criminalistique numérique (cliquez ici pour accéder à son interview)
- Le rapport avec la mort ou les interventions difficiles. Pour certains personnels, il peut être délicat de gérer des interventions suite à des décès ou d’être en relation avec des victimes traumatisées.
Les inconvénients liés à l’usage de la PTS
La police scientifique est une discipline qui est aujourd’hui indispensable dans les enquêtes criminelles. Mais son utilisation massive n’est pas à l’abri de quelques inconvénients comme par exemple :
- Son coût élevé. Les technologies et les équipements utilisés pour collecter, analyser et interpréter les preuves peuvent être très coûteux (achat, entretien, consommables…). Leur utilisation peut également nécessiter des compétences spécialisées et une formation approfondie. L’emploi de la police scientifique peut par conséquent avoir un coût important pour les ministères de l’Intérieur et de la Justice.
- Les erreurs. Avec l’avènement des techniques de pointe de la police scientifique, il y a eu un basculement de la culture de l’aveu vers la culture de la preuve au cours de la procédure pénale. C’est pourquoi une erreur peut avoir de graves conséquences. Les méthodes de la police scientifique ont évolué pour limiter de plus en plus les risques d’erreurs. Par exemple, l’accréditation des activité des LPS et des plateaux techniques est une garantie de la validité des résultats. Mais les techniques étant devenues de plus en plus précises, le risque de pollution (par l’ADN du technicien par exemple) ne peut être totalement inexistant, puisqu’il suffit à présent de très peu de matériel génétique pour en dégager un profil.
- Les limites techniques. Bien que la PTS ait fait d’énormes progrès ces dernières années, elle rencontre encore quelques limites techniques. Par exemple, certains éléments matériels peuvent être altérés ou dégradés au fil du temps, ce qui peut rendre leur analyse difficile ou impossible. De plus, certaines traces ou indices peuvent être difficiles à trouver ou à analyser en raison de leur nature ou de leur emplacement.
- Le temps nécessaire aux analyses. La collecte, l’analyse et l’interprétation des preuves peuvent dans certains cas prendre des semaines, voire des mois. Ce délai peut être un défi pour les services de police qui doivent résoudre rapidement les crimes. De plus, les laboratoires de police peuvent parfois être submergés de demandes, ce qui peut augmenter les délais de traitement.
- Une dépendance excessive. L’usage systématique de la police scientifique peut entraîner une dépendance excessive à l’égard de la science et de la technologie pour résoudre les crimes et délits. Il ne faut pas que cela conduise à une négligence des autres aspects de l’enquête, tels que les témoignages ou les techniques d’investigation. Une enquête bien menée doit prendre en compte tous les éléments disponibles pour aboutir à la manifestation de la vérité, et déterminer le degré d’implication de chaque mis en cause.
En conclusion, travailler pour la police scientifique peut présenter des contraintes. De plus, son emploi dans le cadre des enquête doit être raisonné. Mais elle possède aujourd’hui de nombreux atout qui en font un métier toujours passionnant et un apport primordiale pour les enquêtes.
Les articles susceptibles de vous intéresser :
- Missions de la Police Scientifique
- L’Organisation de la Police scientifique
- L’Historique de la Police Scientifique
- Les salaires
- FAQ
- Lexique
Article mis à jour le 22 février 2026
